Forum de Boao pour l’Asie 2024 : solidarité autour des défis communs

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(Note de l’éditeur : Cet article reflète le point de vue de l’auteur Karim Badolo et pas nécessairement celui de CGTN.)

Le Forum de Boao pour l’Asie (FBA) 2024 aura lieu du 26 au 29 mars dans la ville de Boao, à Hainan, la province méridionale de Chine. « L’Asie et le monde : défis communs, responsabilités partagées » est le thème autour duquel échangeront les dirigeants de l’Asie et d’autres parties de la planète. Les discussions vont être articulées sur des points majeurs comme l’« économie mondiale », l’« innovation technologique », le « développement social » et la « coopération internationale ». Un programme riche et variée se concentre sur les préoccupations communes et d’ordre mondial.

En considérant le thème de cette année, l’on voit bien que le FBA demeure attaché à son principe fondateur, à savoir fédérer les énergies positives pour le développement de l’Asie et du monde. Dans un monde où les intérêts sont de plus en plus imbriqués, il sied d’avoir une approche globale face aux défis communs qui demeurent le développement, la croissance économique, le changement climatique, la recherche de la paix dans un monde instable. C’est en coopérant de manière étroite et dans une compréhension mutuelle que les questions préoccupantes qui concernent tout le monde pourront avoir un début de solutions. Et le FBA entend, sous le leadership de la Chine, concrétiser cet idéal de rassemblement et de solidarité.

Il faut le souligner, l’Asie joue un rôle prépondérant dans la croissance mondiale. Selon les estimations de The Economist Intelligence Unit Limited, l’Asie devrait représenter 60 % de la croissance du PIB mondial en 2024, un taux supérieur à la moyenne d’avant la pandémie. En dépit des risques géopolitiques, cette partie du monde restera la principale région pour les opportunités de croissance dans l’économie mondiale. Quoi de plus normal pour le FBA de servir de laboratoire de réflexions et de cadre de mobilisation de toutes les initiatives à l’échelle de la planète qui participent à une meilleure intégration des économies.

En matière d’innovation technologique et scientifique, l’Asie se distingue également par un dynamisme constant avec en tête la Chine qui a fait de l’innovation un pilier central de sa modernisation. À l’heure où l’intelligence artificielle connaît une expansion sans commune mesure et bouleverse les modèles traditionnels de développement, il importe de féconder des idées novatrices pour son appropriation conséquente. En convoquant l’innovation technologique dans cette conférence annuelle, il est aussi question d’accroître les opportunités dans la diversification des chaînes de valeur mondiales, incontournables dans la transformation des économies.

Comment l’Asie et le monde pourraient-ils mieux appréhender et assumer leurs responsabilités face aux défis communs ? C’est en pensant comme un et en agissant ensemble que cela est possible. D’où la nécessité de renforcer les mécanismes de coopération entre l’Asie et le monde. Bien sûr, il y a lieu de renforcer la participation effective de toutes les voix à la construction d’un monde de paix résolument tourné vers les objectifs d’un développement harmonieux. La solidarité de toutes les parties est donc indispensable pour non seulement renforcer les liens mais aussi pour dessiner les perspectives d’une coopération inclusive, multipolaire et soucieuse des intérêts communs.

Le Forum de Boao s’évertue au fil des ans dans cette dynamique de créer des passerelles d’une cohabitation fructueuse entre l’Asie et le reste du monde. Le rendez-vous de 2024 ouvrira à coup sûr de nouvelles pistes pour une meilleure intégration économique et une appropriation efficiente des innovations technologiques et scientifiques à l’échelle de la planète, surtout en faveur du Sud global où se concentre la majeure partie des pays en développement.

Mis en place dans les années 2000 et basé en Chine, le FBA est une organisation internationale lancée conjointement par 29 États membres. Chaque année est organisée sa conférence annuelle à Boao autour d’un thème central, dans l’île de Hainan où en plus des pays asiatiques, d’autres nations du monde et institutions internationales sont conviées pour discuter des problématiques de développement et d’intégration économique.

(Photo : VCG)

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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