Hydrocarbures : La Rdc interdit l’affrètement des navires blacklistés

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Le Ministre des Hydrocarbures a entretenu le Conseil sur deux sujets. Il s’agit d’abord de l’interdiction d’affrètement des navires blacklistés en République Démocratique du Congo.

Dans l’intérêt supérieur de la Nation et pour protéger la transparence, la sécurité et l’intégrité de son secteur pétrolier, il a motivé la nécessité d’instruire officiellement le Transitaire Officiel de proscrire, sans délai, l’affrètement ou l’accès aux eaux Congolaises de tout navire répertorié comme « blacklisté », sauf autorisation préalable par son Ministère. Cette disposition, de nature conservatoire, serait immédiatement réversible si la conformité est prouvée par l’opérateur concerné.

Cette mesure permettra de mieux : Prévenir la fraude et l’évasion fiscale en bloquant tout moyen de fuite ou de dissimulation des cargaisons ; Renforcer la surveillance maritime et imposer le respect de normes internationales reconnues (couverture d’assurance, armateur identifié) ; Limiter les risques environnementaux en écartant les pétroliers vétustes susceptibles de provoquer des marées noires ou des rejets polluants dangereux pour la biodiversité et l’économie locale.

La présente mesure, a – t – il insisté, répond à l’urgence d’encadrer les exportations pétrolières, dans l’attente des conclusions définitives de l’audit global sur le secteur. Elle n’a pas vocation à bloquer toutes les activités commerciales légitimes mais, au contraire, à encourager une exploitation plus rigoureuse et transparente des ressources nationales.

Cette interdiction répond également à l’obligation de sauvegarder au mieux les intérêts stratégiques de la RDC tout en maintenant la possibilité, pour tout opérateur transparent, de prouver régulièrement la conformité de sa flotte et la légalité de ses opérations.

Reprise et modernisation du terminal pétrolier de Muanda

La 2ème mesure, c’est la reprise et modernisation du terminal pétrolier de Muanda – Mise en place d’un modèle d’actionnariat public-privé pour le remplacement du FSO Kalamu.

A ce sujet, le Ministre des Hydrocarbures a indiqué que outre l’alignement aux standards internationaux, la démarche de refonte du terminal pétrolier de Muanda et de remplacement du Floating, Storage and Offloading (FSO) Kalamu s’inscrit donc dans une vision à long terme visant à : Aligner la RDC sur les standards internationaux (Congo Brazzaville, Angola, Gabon, Ghana, Nigeria).

Renforcer le niveau de contrôle sur les exportations et la quantification des volumes de brut produit et commercialisé. Développer l’expertise nationale et la participation de SONAHYDROC au travers de la formation des cadres, des ingénieurs et des techniciens congolais. Respecter les normes de sécurité et environnementales. Optimiser la rentabilité du secteur par une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur.

Quant au modèle de l’actionnariat, le Ministre des Hydrocarbures a soutenu que les options en étude envisagent notamment un actionnariat mixte avec les actuels producteurs du bassin côtier mais également l’ouverture à d’autres partenaires dont principalement la Sonahydroc SA mais aussi la société fournissant un FSO récent et moderne.

Le Ministère des Hydrocarbures sollicite l’approbation du Gouvernement pour engager les études techniques, juridiques et financières et lancer officiellement le projet de remplacement du FSO Kalamu sous la forme d’un partenariat public-privé, assurant la modernisation du terminal de Muanda et la préservation des intérêts du pays.

Ce projet revêt un caractère stratégique pour la souveraineté, la transparence et la transformation industrielle de la RDC, en cohérence avec la vision du Président de la République pour une gestion responsable et efficace de nos ressources naturelles.

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