La RDC préside la conférence internationale sur le crime d’agression à Accra au Ghana
Samuel Mbemba Kabuya, vice-ministre de la Justice et du Contentieux International de la République démocratique du Congo (RDC), est arrivé ce dimanche à Accra, au Ghana, à la tête d’une délégation congolaise. Sa mission : participer et présider la conférence internationale portant sur le crime d’agression, dans le cadre des amendements de Kampala. Cet événement, qui réunit des experts en droit international, des diplomates et des représentants d’organisations intergouvernementales, vise à affiner les mécanismes juridiques permettant de sanctionner les actes d’agression entre États et d’assurer une meilleure protection des populations victimes de conflits armés.
La tenue de cette conférence intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la République démocratique du Congo. Depuis plusieurs années, le pays fait face à des actes d’agression menés par des groupes armés, notamment le M23-AFC, accusé d’être soutenu par le Rwanda. Ces violences ont conduit à des déplacements massifs de populations, des violations graves des droits humains et une instabilité régionale prolongée. La participation de Samuel Mbemba à cet événement revêt ainsi une importance particulière, car elle permet à la RDC de plaider pour une reconnaissance accrue du crime d’agression et une mise en œuvre renforcée des mécanismes de justice internationale.
La RDC ne se contente pas d’être un participant à cette conférence ; elle en assume la présidence dès ce lundi 19 mai 2025, une marque de reconnaissance du travail diplomatique accompli ces dernières années sous la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et suivant les directives de la Première ministre Judith Suminwa. Cette position de leadership permet au pays de peser davantage dans les discussions et d’insister sur la nécessité de mesures concrètes pour juger et sanctionner les responsables d’actes d’agression.
Samuel Mbemba Kabuya a été un acteur clé dans plusieurs victoires diplomatiques qui ont renforcé la position de la RDC sur la scène internationale. Son engagement constant dans les négociations et les initiatives judiciaires en fait aujourd’hui un interlocuteur respecté, capable d’assurer une représentation efficace des intérêts du pays au sein des instances internationales.
Les amendements de Kampala sur le crime d’agression, au cœur des discussions de cette conférence, visent à affiner les définitions et les conditions dans lesquelles ce crime peut être poursuivi devant les juridictions internationales, notamment la Cour pénale internationale (CPI). Ces révisions permettront d’établir une meilleure coopération entre les États et de renforcer les sanctions contre ceux qui orchestrent des agressions armées contre des nations souveraines.
La RDC, en assumant un rôle central dans ces débats, démontre sa détermination à défendre ses droits et à faire valoir les principes de justice et de souveraineté. Cette conférence d’Accra constitue ainsi un tournant majeur dans la lutte contre l’impunité des auteurs de crimes internationaux et une opportunité pour le pays d’affirmer son influence diplomatique dans la région et au-delà.
Par Didier Mbongomingi
