L’ANAPEX remet à Julien Paluku le document Rdc-export
Désormais, la République Démocratique du Congo dispose du document Rdc-Export qui retrace les tendances des exportations, les zones et les périodes de production, mais aussi les statistiques des produits traditionnels congolais dont le café, le cacao, l’huile de palme, le manioc, le maïs et l’ananas.
Cette boussole stratégique qui vient encourager les investissements dans le secteur des exportations agricoles en RDC a été remise ce vendredi à Kinshasa au Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya par le Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations (ANAPEX), Mike Tambwe entouré de ses experts.
« C’est un document qui a toutes les informations et des statistiques, mais aussi des périodes de production des produits qui sont vendables en Rdc. C’est un document qui va aider les producteurs, les exportateurs, les investisseurs. Ce qui est plus intéressant, ce sont les statistiques qui montrent que depuis que l’ANAPEX existent, il y a des chiffres qui commencent à monter. Les produits phares, il y a le café, le cacao, l’huile de palme. L’ANAPEX c’est l’instrument d’intelligence du Gouvernement. Du fait que l’ANAPEX existe, nous voulons que les producteurs nous visitent. Le ministre a été réceptif par rapport au document et nous a demandé de le vulgariser », explique-t-il à la presse.
Jetant des fleurs à l’équipe dirigeante de l’ANAPEX pour avoir réalisé ce travail, le ministre du Commerce Extérieur a insisté sur la vulgarisation de ce document et de l’implication des ministères sectoriels dont celui de l’Agriculture et du Développement Rural pour une bonne promotion des exportations des produits congolais sur les marchés américain, chinois, européen, indien et africain avec la Zone de Libre Échange Continentale Africaine (ZLECAF).
L’ANAPEX doit jouer son rôle
A cette occasion, le ministre Julien Paluku Kahongya a instruit l’Agence Nationale pour la Promotion des Exportations (ANAPEX) qui est un outil d’intelligence économique du Gouvernement d’introduire dans son programme la formation des producteurs locaux et des exportateurs sur le commerce international, car elle va bénéficier désormais des différents programmes de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC).
« Si on a des documents comme ça, ça nous permet de montrer les potentiels qu’il y a dans chaque espace pour faire appel aux investisseurs. C’est pour moi un encouragement. Au niveau de l’ANAPEX, il faut voir comment mettre dans son programme la formation des producteurs locaux en matière du commerce international pour les aligner dans les différents marchés (chinois, américains, européen et africain) », reconnait le ministre.
Et d’ajouter, quand je dis que la Chine a besoin d’un million de tonne de soja, 100 millions de tonnes de piment, il parait qu’on a créé deux produits au niveau de la Chine : le manioc et l’huile de palme, mais globalement on a agréé 47 produits. Mais les gens nous posent toujours la question : on fait comment pour accéder à ce marché ? Pour le ministre, c’est l’ANAPEX qui doit répondre à cette question.
Dorénavant, il faut que l’ANAPEX nous conçoive un mécanisme d’échange des informations. Tous les accords du commerce doivent être ratifiés par une loi. « Nous travaillons pour avoir une loi d’habilitation du Parlement. Si on ratifie les deux textes, en juillet on va déposer les instruments de ratification à l’OMC et vous pouvez maintenant rencontrer la CNUCED pour bénéficier des programmes. C’est à défaut de bénéficier de ces accords qui nous empêchait de bénéficier des programmes. Il faut que l’ANAPEX soit notre instrument nous permettant d’avoir des instruments de l’OMC », souligne le ministre Julien Paluku.
Les producteurs locaux, les exportateurs, les partenaires techniques et financiers ainsi que le Gouvernement congolais sont donc appelés à s’approprier.
