Les déclarations de Paul Kagame contre Félix Tshisekedi (John Ngombua)

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Aussitôt Félix-Antoine Tshisekedi proclamé gagnant de l’élection présidentielle de 2018 dont les résultats seront confirmés par la Cour Constitutionnelle, Paul Kagame réagi en appelant l’Union Africaine et la communauté internationale à ne pas accepter Félix-Antoine Tshisekedi comme président de la RDC. Il est suivi par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) qui, par la bouche du Cardinal Fridolin Ambongo, prêche la vérité des urnes. L’on comprit à peine le changement d’attitude du président Paul Kagame qui se fit compter parmi les amis du président Félix Tshisekedi. Le dispositif sécuritaire mis en place des années durant sous Joseph Kabila est respecté à la lettre par Félix Tshisekedi notamment en ce qui concerne le CNS et l’ANR.

En septembre 2019,Kigali nomme Vincent #Karega ambassadeur du Rwanda à Kinshasa. Une note de l’État-Major renseignement militaire signée par le général-major Delphin #Kahimbi adressée au Conseiller spécial du Chef de l’État prévient de la dangerosité de Vincent Karega qui opère toujours en réseau et conseille de ne pas accepter cette nomination  » car sa présence serait une menace et un danger pour notre pays »

Problème. La personne à qui la note est adressée fait partie du dispositif laissé par le président sortant et sera plus tard arrêté. Vincent Karega est finalement accrédité à Kinshasa malgré cette alerte du service du renseignement militaire. Il se comporte en terrain conquis et prend des positions qui énervent l’opinion publique nationale. Il est expulsé au moment de la crise rwando-congolaise. Ayant compris qu’il faut conjuguer avec Félix Tshisekedi, Paul Kagame change sa position du tout au tout et adoube le nouveau président de la RDC. Personne ne se pose la question sur ce changement brusque à l’égard de Félix Tshisekedi qui le fait passer de l’enfer au paradis sans atterrir au purgatoire. C’est de la fin ‘ amour. Entre les deux chefs d’État, en apparence, le courant passe bien. Ils se côtoient, se rendent visite jusqu’à donner des avantages économiques à Kigali.

Naturellement, le dossier de l’avenir des rebelles du M23 et des réfugiés Tutsi congolais est abordé. Kigali demande comme à son habitude l’intégration des rebelles du M23 dans les institutions et le retour au Congo pour les autres. Des contacts sont pris avec les rebelles du M23. Trois d’entre eux font même le déplacement à Kinshasa pour négocier leur insertion dans les institutions. Il s’agit du colonel Castro Mberabagabo (Tutsi, T5 du colonel Makenga, ayant épousé une britannique), ancien du #CNDP, ex-M23, chef du département sécurité du M23. Il n’a jamais intégré les FARDC. Benjamin Mbonimpa (Hutu), secrétaire exécutif du M23 et Lawrence Kingston Kanyuka, porte-parole du M23.

Pris en charge par l’État congolais, ils seront logés dans un hôtel à Kinshasa et y resteront 14 mois avant de quitter Kinshasa sur la pointe de pied. Kinshasa venait de se rendre compte de l’inapplicabilité de leurs doléances jugée exagérée et inacceptables pour tout vrai patriote. C’est à leur retour que Kigali et #Kampala relancent pour la énième fois la rébellion contre la RDC. Dans l’entretemps,à Kinshasa, certains conseillers du Chef de l’État sont interpellés et gardés dans des cachots. S’en suivront entre Kagame et Tshisekedi des séries d’attaques réciproquement soit directement, soit par officiels interposés au point qu’à Bukavu, lors d’un meeting de campagne électorale, le président Tshisekedi n’a pas manqué d’appeler directement Kagame le « Hitler » de la région des Grands Lacs. La fin ‘ amour entre Paul Kagame et Félix-Antoine Tshisekedi connaît des estocades directes à travers les médias. La méfiance s’est installée entre les deux chefs d’État. Dans une interview au magazine Jeune Afrique, Paul Kagame déclare « Tshisekedi a réussi à manipuler des dirigeants, des pays. Il a engendré beaucoup de tensions dans la région. Il a joué la SADC contre l’EAC…

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