L’espèce humaine est-elle capable de se gouverner elle-même ?
L’espèce humaine est-elle capable de se gouverner elle-même ou sommes-nous sur la voie d’une autodestruction potentielle ? Cette question reste sans réponse.
La situation stratégique mondiale, toujours aussi dangereuse et instable, comme l’illustre la guerre d’agression contre l’Iran, jusqu’à la poursuite insensée de la guerre en Ukraine par les sponsors occidentaux, en passant par d’innombrables autres points chauds, exige que « les adultes dans la salle » se réunissent et défendent l’idée d’une société internationale régie par le droit.
Une initiative importante allant dans ce sens a eu lieu cette semaine aux Nations unies : le 26 mai, la Chine a convoqué un débat public du Conseil de sécurité sur le thème : « Défendre les buts et principes de la Charte des Nations unies et renforcer le système international centré sur l’ONU », au cours duquel le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a fait remarquer que « les défis auxquels nous sommes confrontés mettent à l’épreuve l’engagement de la communauté internationale à préserver la paix, sa détermination à défendre la justice et son courage à mener des réformes audacieuses ». À l’issue de la réunion, le 28 mai, plus de 100 gouvernements se seront exprimés, la plupart soulignant la nécessité d’un monde multipolaire fondé sur le droit international pour parvenir à la paix — « un retour à la primauté de la raison », selon les termes du représentant panaméen.
Dans le même temps, le gouvernement russe continue d’avertir le monde, et en particulier l’Occident, que si les provocations croissantes des élites européennes se poursuivent, notamment leur soutien militaire continu aux attaques terroristes ukrainiennes contre la Russie, alors celles-ci « creusent leur propre tombe », comme l’a déclaré Sergueï Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères, lors du Forum international de Moscou sur la sécurité, le 27 mai.
L’ambassade de Russie à Washington a d’ailleurs publié mercredi un communiqué adressé aux États-Unis, dénonçant précisément cette mentalité dépassée : « Les dirigeants de l’UE et de l’OTAN, y compris les maîtres de l’intrigue, les Britanniques, peu disposés à sacrifier leurs propres recrues alors que les Ukrainiens sont à bout de souffle, tentent d’entraîner les États-Unis dans leurs plans voués à l’échec visant à infliger une ‘défaite stratégique’ à la Russie. »
Or, une défaite stratégique de la plus grande puissance nucléaire du monde n’est pas possible, comme l’a fait remarquer Riabkov lors du Forum de Moscou, et de nombreuses autres voix sensées ont averti que tenter de le faire reviendrait à provoquer un conflit nucléaire avec toutes les conséquences que cela impliquerait.
Dans ce contexte, auquel s’ajoute le danger d’une reprise de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et les menaces répétées contre Cuba, la seule possibilité de solution repose sur le fait de radicalement changer de de paradigme et passer à une nouvelle architecture de sécurité.
La question du développement constitue un élément indispensable de cette nouvelle architecture de sécurité, un point qui a été soulevé lors de la réunion des Nations unies par Wang Yi.
Un tel changement ne se produira pas de lui-même, surtout compte tenu de l’effondrement culturel et moral qui caractérise la plupart des dirigeants de l’Occident dans son ensemble. Les citoyens de bonne volonté de toutes les nations doivent décider d’agir.
Cette semaine, nous recevrons Helga Zepp-LaRouche, Ray McGovern, ancien analyste de la CIA et cofondateur de l’association « Veteran Intelligence Professionals for Sanity » (VIPS) ; Larry Johnson, ancien responsable du renseignement à la CIA et membre de l’association VIPS ; le président Ramotar, ancien président de la Guyane ; ainsi que d’autres invités dont les noms seront annoncés prochainement.
