L’IGF poursuit la vulgarisation de son Plan stratégique 2026-2028 auprès des administrations publiques

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L’Inspection générale des finances (IGF) poursuit sa campagne de vulgarisation de son Plan stratégique triennal 2026-2028. L’institution supérieure de contrôle a ouvert, ce mercredi à Kinshasa, un séminaire destiné aux responsables des administrations et services publics, autour de la nouvelle doctrine du contrôle systémique.

Placée sous le thème « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF : mutation du contrôle pour une meilleure gouvernance publique en RDC », cette rencontre s’inscrit dans la dynamique engagée depuis plusieurs mois par l’IGF pour familiariser les différentes parties prenantes de la gestion publique avec sa nouvelle vision du contrôle.

Du contrôle classique au contrôle systémique

À travers son Plan stratégique 2026-2028, l’IGF entend opérer une véritable mutation dans sa manière d’appréhender le contrôle des finances publiques. L’objectif n’est plus seulement de constater les irrégularités après leur survenance, mais également d’identifier en amont les failles des systèmes de gestion afin de prévenir les risques et de renforcer durablement la gouvernance publique.

Ouvrant les travaux au nom de l’Inspecteur général des finances-Chef de service, Emmanuel Tshibingu, Inspecteur général des finances-Chef de service adjoint, a souligné la nécessité de construire une nouvelle relation entre l’IGF et les gestionnaires publics.

Cette nouvelle approche devrait notamment reposer sur la prévention, l’accompagnement et la responsabilisation, avec l’ambition de faire du contrôle un instrument permettant aux administrations d’améliorer leurs performances.

Il a également rappelé les trois axes majeurs du Plan stratégique 2026-2028 : la prévention, le renforcement des capacités et la digitalisation.

Les réformes des finances publiques au cœur des échanges

La première communication de la journée a été assurée par Godefroid Misenga Milabio, Secrétaire exécutif du COREF, autour du thème : « La réforme des finances publiques et la performance de la gestion financière publique en RDC : esquisse de bilan et perspectives ».

Son intervention a permis de mettre en perspective les différentes réformes engagées dans le secteur des finances publiques ainsi que les défis qui restent à relever pour améliorer la performance de la gestion financière de l’État.

Le professeur Kodjo Ndukuma Adjaye est ensuite intervenu sur la question de l’administration numérique avec une communication consacrée à « L’e-administration comme levier de performance de la gouvernance publique en RDC : approche comparative ».

Cette présentation a mis en évidence le rôle croissant du numérique dans la modernisation de l’administration, l’amélioration des services publics et le renforcement de la transparence dans la gestion de l’État.

Ces deux communications ont été suivies d’une session interactive au cours de laquelle les participants ont eu l’occasion de poser leurs questions et de partager leurs préoccupations.

Christophe Bitasimwa présente la nouvelle doctrine de contrôle

Le moment fort de cette première journée a été l’intervention de Christophe Bitasimwa Bahii, Inspecteur général des finances-Chef de service, consacrée au rôle du Plan stratégique triennal 2026-2028 dans l’amélioration de la gouvernance et de la performance des administrations et services publics.

À travers son exposé intitulé « Plan stratégique triennal 2026-2028 et contrôle systémique de l’IGF : quel apport à la gouvernance et à la performance des administrations et services publics ? », le Chef de service de l’IGF a présenté les contours de cette nouvelle doctrine et ses implications pour les gestionnaires publics.

Le contrôle systémique se veut ainsi une approche plus globale, visant à examiner non seulement les actes de gestion, mais également les mécanismes et procédures qui les produisent. L’enjeu consiste notamment à détecter les vulnérabilités des systèmes administratifs, à réduire les risques de mauvaise gestion et à favoriser une utilisation plus efficace des ressources publiques.

La journée s’est clôturée par une nouvelle session d’échanges entre les experts de l’IGF et les participants.

Vers une nouvelle culture de la gouvernance publique

À travers cette série de séminaires, l’Inspection générale des finances entend progressivement installer une nouvelle culture du contrôle public en République démocratique du Congo.

La démarche repose sur une conviction centrale : prévenir plutôt que subir, corriger les failles des systèmes plutôt que se limiter à constater les irrégularités, et faire du contrôle un véritable levier de performance et de bonne gouvernance.

Avec son Plan stratégique 2026-2028, l’IGF ambitionne ainsi de renforcer son rôle dans la transformation de la gestion publique, en privilégiant une approche davantage préventive, moderne, numérique et orientée vers les résultats.

 

Par Didier Mbongomingi

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