À l’occasion de la Fête de la Musique, la chanteuse gospel congolaise Nana Lukezo se confie à Félix Caleb Djamany pour votre journal « Le Quotidien » sur ses premières émotions musicales, l’artiste qui a façonné sa vocation, les chansons qui l’accompagnent encore aujourd’hui et ses projets pour les prochains mois.
Entretien Exclusif – Nana Lukezo : « La musique coule dans mes veines depuis plusieurs générations »
À l’occasion de la Fête de la Musique, quel souvenir musical t’a donné envie de devenir artiste ?
Nana Lukezo :
Je suis née dans une famille où la musique faisait déjà partie du quotidien. Je peux même dire que j’ai trouvé la musique en arrivant au monde. Elle est présente dans notre famille depuis plusieurs générations et a toujours accompagné notre histoire.
En grandissant, j’ai commencé à découvrir différentes sonorités, à écouter ce qui se faisait autour de moi et à construire progressivement ma propre identité artistique. Mais s’il y a une chanson qui a véritablement déclenché quelque chose en moi, c’est Le Piège du regretté chantre congolais Blaise Sakila.
Cette œuvre m’a profondément marquée. Elle était belle musicalement, mais elle me parlait aussi intérieurement. Elle me questionnait, m’interpellait. C’est probablement à travers cette chanson que j’ai compris que la musique pouvait toucher l’âme tout en transmettant un message puissant.
FCD ; Qu’est-ce qui te fascinait dans cette chanson ?
Nana Lukezo :
Son style avant tout. Le Piège est une chanson aux influences reggae. À l’époque, cela m’a ouvert les yeux sur la richesse des styles musicaux existants.
Je crois que c’est à partir de ce moment-là que j’ai découvert ma fascination pour la diversité musicale. Cette chanson a joué un rôle déterminant dans mon envie non seulement de chanter, mais aussi d’en faire mon métier.
FCD ; Si tu devais choisir une ancienne chanson que tu pourrais écouter en boucle aujourd’hui, laquelle serait-elle ?
Nana Lukezo :
Sans hésiter, Lamuka de Blaise Sakila.
Je sais que cela peut paraître répétitif, mais il faut comprendre que cet artiste a énormément compté dans mon parcours. Il a été ma référence, mon inspiration.
Lamuka fait partie de ces chansons intemporelles qui ne vieillissent pas. Je peux l’écouter encore et encore sans jamais ressentir de lassitude. Elle conserve cette capacité rare à toucher le cœur, même après toutes ces années.
Que représente Blaise Sakila dans votre parcours musical ?
Nana Lukezo :
Il représente une grande source d’inspiration. Sa musique m’a accompagnée à des moments importants de ma vie. Au-delà de ses mélodies, il y avait une profondeur dans ses textes et une sincérité dans son interprétation qui m’ont beaucoup marquée.
Je garde une immense admiration pour son héritage artistique et spirituel.
Comment comptes tu célébrer la Fête de la Musique ?
Nana Lukezo :
Je n’ai pas de programme officiel prévu pour cette journée. Cependant, je pense publier un message ou un contenu spécial sur les réseaux sociaux afin de marquer l’événement.
Ensuite, je prendrai certainement le temps de découvrir ce qui se fait sur les différentes plateformes, regarder des concerts, écouter de nouvelles propositions musicales ou revisiter certaines œuvres.
Pour moi, la musique mérite d’être honorée. Je le dis souvent : un monde sans musique serait un monde très fade. Je n’aimerais pas vivre dans un tel univers.
La musique apporte de la couleur, de l’émotion, du réconfort et de l’espérance. C’est une richesse qu’il faut célébrer.
Quels sont tes projets pour les prochains mois ?
Nana Lukezo :
Les six prochains mois s’annoncent particulièrement riches.
Je poursuis mes activités de formation destinées aux chantres, notamment à travers plusieurs sessions organisées en ligne. C’est un aspect de mon ministère auquel j’accorde beaucoup d’importance.
Je continuerai également mes visites dans différentes églises ainsi que plusieurs prestations spirituelles.
Par ailleurs, trois concerts sont actuellement programmés en France. Je peux déjà confirmer une date le 18 octobre à Paris ainsi qu’un concert prévu le 31 octobre à Clermont-Ferrand. D’autres précisions seront communiquées prochainement concernant les salles et les modalités.
Et je reste convaincue que d’autres opportunités viendront enrichir cet agenda dans les mois à venir.
Le mot pour les mélomanes ?
Nana Lukezo :
Je remercie tous les amoureux de la musique pour leur fidélité et leur passion. Continuez à soutenir les artistes, à écouter de la bonne musique et à transmettre cette culture aux générations futures.
Que Dieu vous bénisse abondamment.
Le Mot de #CalebAfroPulse
À travers ses réponses empreintes de simplicité et d’authenticité, Nana Lukezo rappelle que la vocation artistique naît souvent d’une émotion profonde. Son attachement aux œuvres du regretté Blaise Sakila témoigne de l’influence durable que certains artistes exercent sur les générations qui leur succèdent.
À l’heure où la Fête de la Musique rassemble les passionnés aux quatre coins du monde, son témoignage nous rappelle une vérité universelle : la musique demeure l’un des langages les plus puissants pour relier les êtres humains.
Dis moi en commentaires à soleil.levantasbl@gmail.com ;
Quels titres de Nana Lukezo est ce que tu apprécies tout particulièrement ? Pourquoi ?
#CalebAfroPulse
