A court terme, l’activité économique devrait rester soutenue, portée par le secteur extractif et par la bonne orientation de l’opinion des chefs d’entreprise, la croissance de 2026 se situant entre 5,2 % et 5,6 % selon les projections disponibles. Le rythme de formation des prix devrait demeurer modéré, sous réserve de l’évolution des prix des carburants et des produits vivriers. Le glissement annuel de l’inflation remontera mécaniquement vers 9 % d’ici fin octobre sous l’effet de base décrit à l’Encadré 1. Sur le marché des changes, la convergence des deux segments et le niveau des réserves constituent des facteurs de stabilité.
Sur le plan externe, les risques portent principalement sur la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et leurs répercussions sur les prix de l’énergie et des produits alimentaires, sur le maintien de politiques monétaires restrictives dans les principales économies et sur l’évolution du cours du cobalt. Les risques liés à la cybersécurité, notamment ceux associés à la diffusion des outils d’intelligence artificielle dans les systèmes financiers, appellent également une vigilance accrue. Sur le plan interne, la demande de devises, l’exécution des dépenses publiques en fin d’exercice, les variations saisonnières de l’offre vivrière ainsi que la situation sécuritaire et sanitaire dans l’Est du pays constituent les principaux facteurs à suivre.
Recommandations
✓ Poursuivre le suivi rapproché des prix des biens et services auprès des opérateurs économiques et accompagner la remontée attendue du glissement annuel de l’inflation par une communication expliquant son caractère mécanique, afin de préserver l’ancrage des anticipations;
✓ Maintenir une gestion proactive de la liquidité bancaire, en tenant compte des facteurs autonomes attendus au quatrième trimestre, notamment l’utilisation éventuelle des dépôts du Trésor pour le financement du déficit programmé en octobre;
✓ Poursuivre l’allongement de la maturité moyenne de l’encours du Bon BCC, afin de réduire la fréquence des tombées et de renforcer la maîtrise durable de la liquidité;
✓ Renforcer la coordination entre les politiques budgétaire et monétaire, notamment par un suivi rapproché du plan de trésorerie et des opérations financières de l’État, afin de prévenir tout financement monétaire;
✓ Favoriser le développement des titres publics en monnaie nationale et du crédit en franc congolais, en vue de consolider la dédollarisation observée sur les dépôts;
✓ Réduire la volatilité des prix des produits de grande consommation par des investissements dans l’agriculture, les infrastructures de transport et l’industrie, et diversifier les sources d’approvisionnement énergétique;
✓ Réduire la vulnérabilité de l’économie aux chocs sur les prix des matières premières par la diversification du tissu productif et le renforcement des réserves internationales
