C’est avec désarroi, révolte et angoisse que je constate que le glaive pour achever le plan de balkanisation de la RDC n’est pas encore enfoui dans son fourreau. En tout cas, loin s’en faut. Tant les groupes armés qui écument la partie Est de la RDC, notamment l’AFDC/M23 et ses « biceps » sont encore opérationnels, allègrement installés dans quelques territoires qu’ils contrôlent.
Détenant encore ce glaive, ils ne désarment pas, malgré les multiples appels de la Communauté internationale à la désescalade et au retrait immédiat et sans conditions de troupes rwandaises, face visible de l’Iceberg, pour mettre un terme aux atrocités en RDC.
Alors que la RDC devrait suivre cet élan de la communauté internationale, l’on assiste, ici à Kinshasa, capitale des Institutions, à des envolées oratoires politiciennes qui sèment le doute et piétinent déjà ce pays en pleine De demutation.
On en veut pour preuve la fronde et prise de position qui couvent l’actuelle Majorité au pouvoir, réunie au sein de l’Union Sacrée de la Nation ( USN) et Alliés compris. Une Majorité qui pourtant, gouverne le pays.
En effet, comme par le passé où l’on semblait ignorer que la fonction est politique mais la gestion d’un pays repose sur la technocratie et la méritocratie, l’Union Sacrée joue actuellement sa carte comme un marin qui navigue à vue pour la gestion des ambitions de l’intérieur.
La guerre des ambitions y fait rage. Elle est au couteau et on y évolue désormais à découvert dans les médias interposés, sur les réseaux sociaux et dans d’autres supports soudoyés: articles ou dépêches téléguidés; vidéos virales, quolibets dénigrants, tout passe et repasse.
Les « politiques » de l’USN étalent plus leurs querelles et leurs intérêts personnels en public que de considérer l’essentiel: l’intérêt supérieur de la Nation. Ce qui admet que désormais, les discours de sociétaires de l’USN liquéfient, lentement mais sûrement cette cohésion nationale déjà vacillante due aux valses de trahisons ça et là et compromettent cet élan de redécollage du Pays.
En un comme en mille mots, en procédant ainsi, certains acteurs de l’USN, issus de la vieillerie politique, du cercle de zélés doctrinaires, de dinosaures académiciens et autres charlatans intellectuels s’amusent à fouler aux pieds les principes sacro-saint de la gestion d’un pays.
C’est pourquoi, l’UDPS, parti-phare de cette Majorité, ferait œuvre utile en rappelant « ses ouailles » à l’ordre au lieu de laisser détériorer la situation. Les nouvelles n’étant plus bonnes à l’USN, les chances de cohésion de la RDC s’amenuisent petit à petit.
Orchestrées par des apprentis-sorciers politiques de la vieillerie vacillante caractérisés par des injures, des rêveries, ils distillent des discours incendiaires, à la moindre occasion et aspergent la division.
Pourtant, la Majorité au pouvoir, l’UDPS en tête, ferait œuvre utile de recoller la cohésion qu’elle est entrain d’émietter elle-même. Sans trop le savoir, ce qui est aussi sûr, elle montre à la face du monde comment ses acteurs s’entredéchirent, s’insultent et s’invectivent sur la place publique.
Les envolées politiciennes que certains caciques voraces de l’USN présentent au public ces jours-ci, font bien le lit de tous ceux qui ont besoin de l’excuse, les démons de la division et tous les prédateurs potentiels de la RDC qui vont trouver de l’occasion pour bien ruiner, et ruiner davantage les Congolais.
Et ça, l’USN risque de le payer cher. Parce que rien ne sert, à ce stade, d’émietter une cohésion qui se recherche encore.
Les chances devenant minimes, ils ont tout intérêt à rectifier le tir. Sinon, ce sera trop tard pour ce pays !
Je ne suis pas devin. Mais Analyste et Chercheur indépendant.
Willy Kilapi
