Préservation des Tourbières de Lokolama : l’ONGDH CADEB dénonce une mauvaise gestion de la réserve et exige la transparence
La gestion des fonds alloués à la préservation des tourbières de Lokolama situé dans le secteur d’Elanga à Bikoro dans la province de l’Equateur n’a pas été transparente et la population locale a été totalement oubliée et n’a bénéficié aucun appui pour le développement de son entité. C’est ce que dénonce l’ONGDH le Cadre pour le Développement et le Bien-être CADEB, membre actif du Panel des Experts de la société civile.
Selon cette organisation citoyenne, plusieurs millions de dollars auraient été mobilisés par des partenaires techniques et financiers via des projets pilotés par le ministère national de l’Environnement, avec l’appui des certaines agences onusiennes. Pourtant, sur le terrain, aucune trace d’investissements significatifs notamment sur les plans infrastructures, de programmes communautaires, et aussi de développement local n’a été enregistré.
Une situation qui suscite déjà beaucoup d’indignation et de colère dans le chef de la population. Alors que ces zones humides représentent une réserve climatique majeure pour le monde, et pour la RDC, dont les retombées financières promises à la population locale semblent avoir pris une direction obscure.
L’ONGDH CADEB qui exige qu’une lumière soit faite sur cette affaire, voit dans ce dossier une complicité entre certaines autorités nationales, provinciales et locales. Cette organisation fustige également, le silence persistant de la présidence de la république, du ministère national de l’environnement et de leurs partenaires. Une attitude qui selon cette organisation confirme davantage, les soupçons d’un présumé détournement de fonds dans cette affaire. Pendant ce temps, les communautés sont appelées à « protéger » les tourbières, sans aucun appui en terme de prise en charge.
Face à cette réalité l’ONGDH CADEB exige qu’une enquête indépendante soit menée pour que toute la lumière soit faite autour de l’utilisation de ces fonds destinés à la préservation aux tourbières de Lokolama et appelle à une transparence et redevabilité. Et CADEB invite par ailleurs la population à ne pas cesser avec leurs activités traditionnelles, Et exhorte les partenaires internationaux de revoir leurs mécanismes de financement en y incluant également un contrôle citoyen.
Osk
