« Rien n’indique que l’avion abattu à Minembwe était médical » (Jean-François Le Drian)

N’inversons pas les rôles : les seuls criminels de guerre ici — et les criminels de masse habituels — sont ceux qui soutiennent l’ethnocratie suprémaciste et conquérante qui a capturé le pouvoir au Rwanda.
Rien n’indique qu’il s’agissait d’un avion médical.
Ce n’est que la version d’un camp — un camp spécialiste dans la mise en scène d’incidents putatifs.
Le post de Mario Nawfal présente donc, sans preuve, l’avion abattu à l’approche de Minembwe (Sud-Kivu) comme un « avion médical » / medevac, avec les quatre personnes à bord tuées, et attribue l’attaque aux Wazalendo ou aux forces burundaises.
💡 Et puis rappelons ceci :
Un avion médical n’est pas exempté de déposer un plan de vol, ni d’obtenir des autorisations de survol et d’atterrissage.
Un plan de vol n’est pas « facultatif parce que le vol est médical ».
En temps de guerre, les règles sont encore plus strictes.
Le droit humanitaire protège un aéronef sanitaire uniquement s’il est utilisé exclusivement pour évacuer les blessés et les malades ou pour transporter du personnel et du matériel médical, et uniquement s’il vole selon des itinéraires, à des altitudes et à des heures convenus à l’avance avec les parties.
Le plan de vol / la notification est précisément l’instrument de cet accord.
Sans accord préalable — surtout au-dessus d’un territoire contrôlé par une partie adverse — l’appareil ne bénéficie pas de la protection d’un avion médical.
De plus :
un État reste souverain sur son espace aérien ; un vol civil (même transportant « des médicaments et de la nourriture ») vers une zone tenue par un groupe armé nécessite toujours une autorisation de survol / d’atterrissage.
Ainsi, même si l’avion transportait réellement des médicaments :
1. cela n’en ferait pas automatiquement un « avion médical / medevac » au sens juridique ;
2. un plan de vol et une autorisation de la RDC auraient toujours été requis ;
3. « nous apportions des médicaments » ne suffit pas à transformer un vol non notifié en vol protégé.
En résumé : les avions médicaux déposent des plans de vol comme tout autre aéronef — souvent de manière plus formelle (statut MEDEVAC/HOSP plus accord des parties).
Ils ne volent pas « hors radar » simplement parce que la mission est médicale.
Enfin, compte tenu de l’historique du Rwanda en matière de livraison d’armes dans cette zone, il y a des raisons de douter de cette indignation, probablement feinte par les relais rwandais habituels.
