Sud-Kivu : La population de Kabare confrontée à une peur grandissante

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Un motard a été froidement assassiné dans la nuit du 3 décembre 2025 à Cihali, près de Lwiro, relançant la psychose dans le territoire de Kabare. Les habitants suspectent la présence d’éléments armés et appellent les autorités à agir sans délai.

La nuit du 3 décembre 2025 restera gravée dans les mémoires des habitants de Cihali. Eddy Mulindwa, père de famille et motard, a été enlevé à son domicile vers 21 heures. Deux voisins pris en même temps ont été relâchés, mais lui a été exécuté, plongeant le village dans une inquiétude profonde. « Nous n’avons plus de sécurité même chez nous », confie Bernard Kabuya, témoin direct.

Des rumeurs circulent sur l’implication de la coalition rebelle AFC-M23, aperçue à Lwiro ces dernières semaines. Bien que non confirmées, ces accusations renforcent la peur dans la population. « Si ce groupe est responsable, nous sommes tous en danger », s’alarme Esther Mukuna, commerçante.

Cet homicide rappelle un contexte déjà lourd de violence dans la région. À Chahoboka, plusieurs malades et leurs accompagnants avaient été tués dans un centre de santé, démontrant la capacité de ces groupes à semer la terreur ciblée. « On ne peut plus dormir tranquille la nuit », confie Jean-Pierre Mavungu, habitant local.

Malgré le calme apparent au centre commercial de Katana, Lwiro et ses environs restent marqués par la psychose. « Les habitants vivent avec la peur de la nuit, on ne sait jamais ce qui peut arriver », explique un agriculteur de la zone. La vigilance est désormais le maître-mot pour toute la population.

Les autorités locales ont promis d’intensifier les patrouilles et de renforcer la sécurité, mais les habitants réclament plus que des promesses. « Nous avons besoin de mesures concrètes maintenant, sinon d’autres vies seront perdues », affirme Blaise Bulonza, leader communautaire.

Face à l’insécurité croissante, la population de Cihali appelle à l’union et à la prudence. La mort tragique d’Eddy Mulindwa illustre la fragilité de la sécurité dans le territoire de Kabare et rappelle que la vigilance reste la seule arme face à la menace persistante des groupes armés.

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