Sud-Kivu : Situation sécuritaire fragile dans les hauteurs de Kajeje

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La situation sécuritaire reste instable dans les hauteurs de Kajeje, Mubumbu et Kashasha, en territoire de Kabare (Sud-Kivu). Selon des sources locales, le renforcement de la présence du M23 est constaté après les récents affrontements les ayant opposés aux combattants Wazalendo dans le centre de Mudaka, à Murhesa et dans les villages environnants. Des habitants témoignent que plusieurs maisons ont été incendiées et que des munitions non explosées jonchent encore le sol. À ce jour, aucun bilan humain officiel n’a été communiqué, mais les populations signalent la peur et la panique qui ont marqué ces journées de violence.

Depuis mercredi 24 septembre 2025, une accalmie relative est observée. Les activités économiques reprennent progressivement, les boutiques et magasins ont rouvert, et la circulation routière commence à se normaliser. Cependant, la vigilance reste de mise, avertissent des témoins, car le danger pourrait ressurgir à tout moment. « Nous ne savons pas si cela va durer, mais nous essayons de reprendre nos activités avec prudence », confie un commerçant de Kajeje sous couvert d’anonymat.

Les habitants déplacés de Kaniola sont invités à regagner leurs domiciles pour échapper à une vie d’errance, selon Nshombole Cizungu Jean-Claude, président de la société civile locale, Forces vives de Kaniola. Il exhorte les autorités à garantir la sécurité des civils et à permettre la reprise des activités agricoles. « Il est important que nos populations ne soient pas stigmatisées et confondues avec les combattants Wazalendo », insiste-t-il. Des villageois ajoutent que la peur persiste mais que l’espoir d’une vie normale renaît peu à peu.

Parallèlement, après huit mois de guerre du M23 sur le littoral, les écoles du groupement de Mbinga-Sud, dans le territoire de Kalehe, ont rouvert leurs portes pour l’année scolaire 2025-2026. Les conditions d’apprentissage demeurent précaires, avertit le Conseil des chefs d’établissements des écoles primaires de Kalehe 1. « Plusieurs écoles ont été démolies, le matériel scolaire volé ou vandalisé, et nous devons réinventer notre fonctionnement avec peu de moyens », déplore David Kapanda, directeur de l’école primaire Buzirhalo. Les enseignants et parents se mobilisent néanmoins pour accueillir les enfants et relancer le rythme scolaire malgré les difficultés.

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