Traque des FDLR et levée des mesures « défensives » Kigali et Kinshasa s’engagent
La République démocratique du Congo et Rwanda ont fixé au 1er octobre, le début de la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et de la levée des mesures « défensives » de Kigali, selon l’agence Reuters.
La RDC, le Rwanda et les États-Unis ont arrêté cette date pour lancer la mise en œuvre du Concept des opérations, qui prévoit la neutralisation des FDLR (les Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe armé hutu rwandais basé dans l’Est de la RDC), mais aussi la levée des mesures défensives prises par le Rwanda dans l’Est du pays en soutien aux territoires de l’AFC/M23.
Cette échéance a été fixée lors de la réunion du mécanisme conjoint de coordination sécuritaire tenue les 17 et 18 septembre à Washington, en présence du Qatar, du Togo et de l’Union africaine. Washington en a présenté ce matin le principal résultat, selon la source.
Pour le reste, le chemin a été difficile, reconnait Rfi. La principale difficulté résidait dans les divergences d’interprétation de l’accord : la levée des mesures dites défensives par le Rwanda doit-elle intervenir en même temps que les opérations de neutralisation des FDLR ? À qui revient la responsabilité de traquer ces combattants ? Comment agir contre les FDLR présents dans les zones contrôlées par le groupe politico-militaire AFC/M23 ? Et surtout, quand commencera réellement la lutte contre ce groupe armé ?
Ce sont ces questions qui ont été au centre de la réunion des 17 et 18 septembre à Washington. Les parties ont également reconnu que, sur le terrain, les avancées restaient très limitées. Elles ont donc convenu d’un Ordre opérationnel destiné à accélérer le processus et à faire progresser le Concept des opérations. Ce cadre doit commencer à être appliqué dès le 1er octobre.
Comme on peut bien le constater, on est encore loin des véritables opérations contre les FDLR. La première phase consistera, si le calendrier est respecté, en des actions de préparation : sensibilisation, planification, coordination et échanges de renseignements avec les partenaires.
L’est de la RDC, frontalière du Rwanda et au riche sous-sol, est miné par la présence de groupes armés et des conflits depuis plus de trois décennies. Les violences se sont intensifiées depuis 2021 avec la résurgence du M23 qui a pris les villes de Goma en janvier puis Bukavu en février. Un accord de paix des gouvernements congolais et rwandais a été signé en juin à Washington, puis une déclaration de principe avec le M23 signée au Qatar en juillet « en faveur d’un cessez-le-feu permanent », mais la violence persiste.
Le Quotidien
