UNISIC: l’affaire 20.000 $ qui rattrape Kambayi Bwatsha*
Certains adages sont loin de rester dans le virtuel. D’autres entrent dans la concrétitude de manière innattendue. Des indices révèlent l’origine des attaques qui pullulent sur les réseaux sociaux contre le nouveau Comité de gestion de l’UNISIC. Des chiffres révélateurs: la hauteur des primes des membres du nouveau Comité de gestion et les pseudo 20.000 $ avec lesquels ce Comité aurait corrompu le Conseil d’Etat dans le dossier de sieur Deogratias Namegabe.
Les rédacteurs de ces sottises et leurs commanditaires ont fait offense à la magistrature sans apporter aucune preuve de leurs allégations. Et les conséquences risquent d’être désastreuses. En réalité, le chiffre est une simple invention. Comment imaginer que des personnes aussi pretigieuses que les juges du Conseil d’Etat soient trainés dans la boue par des personnes en désespoir de cause pour un dossier aussi dérisoire que même un étudiant en master droit pourrait évacuer? Pourquoi jeter l’opprobre sur de si hautes personnalités sans aucune preuve, simplement parce qu’on est aux abois?
En fait, les suppots de l’ancien Comité de gestion connaissent les habitudes de l’époque où il fallait débourser de l’argent pour un rien. Le rapport de l’IGF sur la gestion Kambayi (auquel nous reviendrons sous peu) est plus que clair sur l’affectation irreflechie des ressources de l’établissement. Ce n’est plus le cas aujourd’hui et cela fait mal.
Le nom du Chef de l’Etat abusé
Pour des dossiers aussi simples et où les preuves de fraude et de falsification sont criantes, c’est le nom du Chef de l’Etat qui est utilisé. Se sentant déjà perdant devant la justice, les anciens Assistants révoqués pour vice de procédure dans leur recrutement s’évertuent à impliquer le nom du Président de la République à leur forfaiture. Ils promettent même des sit-in au bureau du Chef de l’Etat comme si c’est lui qui leur avait demandé d’accepter un recrutement frauduleux.
Puis, comme si cela ne suffisait pas, ces « Égyptiens » comme on les qualifie dans la cour de l’UNISIC, ramassent des chiffres sur les primes des anciens membres du Comité de gestion pour les coller aux nouveaux. Une véritable arnaque. Ces chiffres sont totalement faux et honteux. Si l’ancien Recteur se tapait 4.200 $, sans compter les 300.000 FC pour l’alimentation humaine chaque jour et d’autres libéralités, le Comité Bayedila a sensiblement réduit le train de vie du Comité de gestion. Les chiffres sont repris dans le budget et ils sont disponibles.
On assiste donc à des publications toutes mensongères dont devait se saisir la justice. Car, la calomnie, les faux bruits, l’outrage aux Hauts magistrats, la diffamation et la cybercriminalité sont des infractions. Tic tac.
