A quelques jours de la rentrée parlementaire: Les antis et les pros pétition à couteaux tirés
A quelques jours de la rentrée parlementaire, une session purement budgétaire, certains députés nationaux ont initié une pétition qu’ils font signer à leurs collègues pour exiger le départ du bureau Kamerhe. Une démarche que certains autres députés nationaux en cautionnent pas et les deux camps sont à couteaux tirés.
Si les raisons pour lesquelles cette frange de députés nationaux exigent le départ du bureau Vital Kamerhe ne sont pas connues, certains citent une affaire des jeeps que le président de l’Assemblée nationale n’a pas voulu leur octroyer, violant ainsi cette coutume parlementaire qui voudrait que lors d’une session parlementaire, qu’une dotation en véhicules soit faites aux députés nationaux. Et ce, parce que nombreux sont les députés qui viennent de provinces et qui des fois n’ont pas de moyens de transport.
Les antis pétition estiment que leurs collègues cherchent encore à régler les comptes à Vital Kamerhe, comme l’avait bien dénoncé le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur Top Congo FM.
« Aujourd’hui, on l’accuse à tort et à travers par des mains noires opérant dans des officines, derrière le dos du Président de la République, le seul à avoir toujours défendu l’honneur et l’innocence de Vital Kamerhe. Ignorent-ils la complicité qui existe entre le Chef de l’État et son allié fidèle, celui qui a cru en lui et « mouillé le maillot » pendant que les flatteurs et détracteurs d’aujourd’hui œuvraient dans le camp adverse ? », s’interroge un papier publié dans le groupe WhatsApp de l’Assemblée nationale.
Les Députés Nationaux qui se lancent dans cette aventure contre le bureau comprennent-ils qu’ils tombent dans le piège d’une main noire au moment où le Bureau de l’Assemblée Nationale a déjà obtenu du gouvernement la certitude de répondre incessamment aux revendications des élus nationaux ?
Mais là où le bât blesse, c’est lorsque la police, mieux les services de sécurité doivent interdire la signature de la pétition ou celle d’une déclaration en faveur de l’actuel bureau de l’Assemblée nationale. Quelles en sont les motivations pour une démarche normale qui a toujours eu lieu sans émouvoir les bonnes consciences ? L’Assemblée nationale, du reste temple de la démocratie, est-elle devenue le temple de la dictature ?
Les antis pétition s’expriment
Réunis à Kinshasa au Palais du Peuple ce vendredi 05 août 2025, les députés nationaux opposés à la pétition ont examiné la situation politique et sécuritaire qui prévaut dans notre pays. « Considérant les informations crédibles faisant état des pétitions initiées par certains collègues députés nationaux visant les membres du Bureau de l’Assemblée nationale sur fond d’un financement obscur visant l’achat de conscience », indique cette déclaration qui prend aussi en compte le fait que les griefs reprochés au Bureau de l’Assemblée nationale sont liés particulièrement à la situation conjoncturelle du pays et ne leur sont pas forcément imputables.
Tout en réaffirmant leur soutien indéfectible à tous les animateurs des institutions de la République en général et particulièrement à tous les membres du Bureau de l’Assemblée nationale et son Président, ils dénoncent la démarche de certains de leurs collègues députés qui ne tiennent pas compte de la priorité sécuritaire en ce moment cruciale où le pays est exposé au risque de la balkanisation.
Voilà pourquoi ils recommandent au Président de la République, garant du bon fonctionnement des institutions, de suivre de près la situation car elle est de nature à compromettre ses efforts visant le rétablissement de la paix et de la sécurité dans notre pays. A tous les députés nationaux, de privilégier l’intérêt supérieur de la nation et d’œuvrer pour faire échec à toute initiative de nature à fragiliser la cohésion nationale. Aux forces politiques et sociales d’appuyer sans réserve les efforts de paix et de cohésion nationale.



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