Nord et Sud-Kivu : La population réclame la paix, pas des discours
Jean Chrysostome Kijana, président de la Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) du Sud-Kivu, estime que les habitants du Nord et du Sud-Kivu n’attendent plus de promesses politiques ni de discours dans les grandes tribunes internationales, mais des actes concrets. « Le peuple a besoin de paix, de sécurité et de développement », a-t-il insisté, dénonçant le fossé entre les annonces faites à l’ONU et la réalité quotidienne des Congolais.
Du côté des habitants, le message résonne avec force. « Nous sommes fatigués d’écouter les mêmes promesses depuis des années, pendant que nous vivons dans la peur et l’insécurité », confie un jeune déplacé de Goma. Une mère de famille rencontrée à Bukavu abonde dans le même sens : « Nos enfants grandissent dans la guerre. Ce que nous voulons, c’est la stabilité et des écoles où ils peuvent étudier en paix. »
Face à cette situation, Kijana appelle les autorités à un véritable sens de responsabilité. « Le gouvernement doit assumer pleinement ses obligations envers le peuple », martèle-t-il. Pour certains acteurs de la société civile, cette interpellation devrait être entendue comme un cri d’alarme collectif. « Le temps des discours est révolu. Place désormais aux actions concrètes », a réagi un enseignant de Walungu, soulignant que la confiance entre la population et l’État ne pourra renaître que par des résultats tangibles.



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