UDPS/Tshisekedi : Le réveil est une question de survie politique

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Jean Aimé Mbiya Bondo Shabanza

1er Vice-Président fédéral et Représentant adjoint, Fédération des États-Unis d’Amérique – UDPS/Tshisekedi

Expert en administration publique et gouvernance politique

Faire face à la réalité

Membres et cadres de l’UDPS, il est temps de regarder la réalité en face. Depuis trop longtemps, le parti souffre de divisions internes qui affaiblissent sa cohésion et offrent un terrain propice à des acteurs extérieurs pour s’imposer dans nos espaces stratégiques. Comme le dit un proverbe africain du Ghana : « Si les fourmis se querellent, le grain est perdu ». Nos luttes de positionnement internes représentent ce grain perdu : pendant que nous nous divisons, d’autres prennent l’avantage.

Les postes clés qui devraient être occupés par nos cadres historiques se retrouvent aujourd’hui entre les mains d’individus issus d’anciens régimes, mobutistes ou kabilistes. Notre passivité collective est la cause directe de cette marginalisation. Selon un proverbe bantou : « L’arbre qui se divise contre lui-même se dessèche ». Le vide que nous laissons est aussitôt comblé par ceux qui savent s’organiser et capitaliser sur nos faiblesses, y compris certains membres de l’Église résidant sur l’avenue Shaumba, qui occupent désormais des positions stratégiques cruciales.

Le succès de ces acteurs externes n’est pas le fruit du hasard, mais de notre incapacité à défendre nos positions légitimes et à assurer la continuité de notre influence. Comme le dit un proverbe congolais : « Quand les mains sont coupées, on ne peut pas applaudir ». Si nous ne retrouvons pas l’unité et la discipline, notre parti sera réduit à un symbole politique dépourvu de pouvoir réel et d’influence concrète.

Stop aux divisions stériles

La division interne constitue un danger mortel pour tout collectif. Un proverbe africain rappelle : « Un bâton cassé ne peut être utilisé pour soutenir la maison ». Tant que les ambitions personnelles primeront sur l’intérêt collectif, l’UDPS continuera à être périphérique dans l’espace politique, incapable de peser sur les décisions qui façonnent la nation.

Le silence face à ces dynamiques ne peut plus être toléré. Comme le dit un proverbe africain : « Lorsque les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre ». Dans notre contexte, ce sont nos cadres historiques et le parti lui-même qui souffrent de la désorganisation, tandis que des acteurs externes, mieux organisés, prennent le devant. Les membres de l’Église sur l’avenue Shaumba illustrent parfaitement ce phénomène, consolidant leur influence là où nos propres structures faiblissent.

L’urgence impose une action immédiate et décisive. Comme le dit un proverbe congolais : « Celui qui divise son clan récolte la honte ». Chaque retard ou hésitation contribue à notre marginalisation et laisse le champ libre à ceux qui savent structurer leur force collective au détriment de notre héritage et de notre influence.

L’UDPS n’est pas une entreprise privée

Il est impératif de rappeler que l’UDPS ne peut être considérée comme la propriété de quelques individus. Chaque cadre est responsable devant le parti et devant le peuple. Les ambitions personnelles, les statuts intérimaires ou les postures autoritaires ne doivent en aucun cas déterminer le destin de notre parti.

L’UDPS est un instrument de gouvernance et de démocratie, pas un outil de pouvoir personnel. Comme le dit un proverbe africain : « Celui qui veut gouverner sans écouter les anciens ne fait que semer le vent ». Tout affaiblissement interne compromet la capacité du parti à soutenir efficacement le Chef de l’État et à consolider l’État de droit.

Chaque membre doit agir avec responsabilité et vision stratégique. L’UDPS doit rester un vecteur de gouvernance et d’influence politique, et non un terrain d’expérimentation d’intérêts particuliers. Le coût de l’inaction serait fatal, car il favoriserait ceux qui savent organiser leur pouvoir au détriment des légitimes héritiers du parti.

Le congrès extraordinaire : l’ultime test

Le congrès extraordinaire n’est pas un simple rendez-vous protocolaire, c’est un moment stratégique décisif pour l’avenir de l’UDPS. Il représente l’opportunité de restaurer la discipline interne, de réhabiliter les cadres historiques et de clarifier les responsabilités. Un proverbe africain nous avertit : « Un bateau qui n’a pas de capitaine dérive ». Sans leadership clair et unité, le parti risque de s’éparpiller et de perdre sa direction politique.

Ce congrès doit mettre fin aux rivalités improductives et réaffirmer l’identité du parti. Il est l’acte fondateur qui permettra à l’UDPS de redevenir moteur de la consolidation démocratique et de la gouvernance en RDC. Chaque retard ou compromis sur ces objectifs légitime l’avancée d’intérêts extérieurs, comme ceux des membres de l’Église sur l’avenue Shaumba, mieux organisés et disciplinés.

Échouer à saisir cette chance serait laisser d’autres forces imposer leur agenda politique et marginaliser le parti. Comme le dit un proverbe africain : « Celui qui ne plante pas d’arbres ne récoltera pas d’ombre ». Sans action stratégique, l’UDPS perdra progressivement son influence et son rôle historique dans la construction de la nation.

 

 

Agir ou disparaître

L’histoire ne pardonne pas l’inaction. L’UDPS porte un héritage unique : la lutte pour la démocratie et l’État de droit. Transformer ce capital politique en action concrète n’est pas une option, c’est une obligation historique et stratégique.

Le choix est clair : se réveiller et agir avec discipline et cohérence, ou assister à la dilution progressive du parti. Comme le dit un proverbe africain : « Celui qui dort au bord de la rivière se noie ». Chaque cadre et militant doit prendre ses responsabilités et agir immédiatement pour protéger le parti et ses acquis.

Le temps du débat stérile est terminé. L’UDPS doit retrouver sa cohésion, clarifier ses priorités et démontrer sa capacité à être un acteur politique incontournable. Le réveil n’est plus un choix : c’est une question de survie politique, et le signal est irréversible. Sans unité et action concrète, le parti risque de disparaître de la scène stratégique nationale.

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