L’Université de Kinshasa (UNIKIN) explore de nouvelles perspectives de coopération scientifique avec l’Université de Séville, en Espagne, autour de la sécurité alimentaire. Les deux institutions envisagent notamment la création d’un master interdisciplinaire destiné à former des spécialistes capables de répondre aux défis liés à l’alimentation.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un projet de collaboration académique marqué par la visite, ce lundi, de deux enseignantes-chercheuses espagnoles à l’UNIKIN. Il s’agit des professeures María Esther Martín, de la Faculté de biologie, et Lisbet Paylacho, de la Faculté de tourisme et des finances.
Au cours de leur séjour, les deux universitaires ont présenté les grandes lignes du projet de formation, qui entend réunir plusieurs disciplines, notamment l’agronomie, la biologie, l’économie, la finance, le droit et l’informatique. L’objectif est de favoriser une approche multidisciplinaire afin de mieux comprendre les enjeux de la sécurité alimentaire et de développer des réponses adaptées aux besoins des populations.
Sur le plan financier, le projet de coopération scientifique bénéficie du soutien de l’Université de Séville, tandis que la mise en place du master est appuyée par l’Union européenne, à travers le programme Erasmus+.
Selon les indications de la délégation espagnole, les activités liées au master devraient débuter le 1er novembre 2026. Le projet de coopération scientifique, déjà en cours, devrait quant à lui se poursuivre pendant environ dix-huit mois.
Au-delà de ces premières initiatives, l’UNIKIN et l’Université de Séville souhaitent inscrire leur collaboration dans la durée, en développant d’autres programmes conjoints de formation et de recherche. Ce rapprochement ouvre ainsi des perspectives pour le renforcement des compétences universitaires et la promotion de solutions scientifiques face aux défis de la sécurité alimentaire en République démocratique du Congo.
Corinne Ontande
