Au 2 octobre dernier : les cours des produits de base ont reculé de manière généralisée

Au cours de la semaine sous revue, les cours des produits de base ont reculé de manière généralisée. Le Brent a baissé de 3,4 % à 103,0 USD le baril, grâce à une offre plus abondante en provenance du Moyen-Orient, notamment la reprise des chargements saoudiens au port de Yanbu. La suspension par la Chine des exportations de certains produits raffinés (essence, gazole, carburéacteur) continue néanmoins de tendre le marché des carburants, dans un contexte de contraintes de raffinage. L’OCDE retient d’ailleurs une hypothèse de pic du Brent à 105 USD en moyenne au quatrième trimestre 2026.

Le cuivre (-2,9 %, à 14.271,8 USD la tonne) et l’or (-2,5 %, à 4.166,7 USD l’once) ont pâti de la hausse des rendements obligataires et de la vigueur du dollar. Le cobalt a poursuivi son repli (-5,0 %, à 39.086,0 USD la tonne) sous l’effet d’une demande chinoise moins dynamique et du renforcement de l’offre consécutif à la reprise des exportations de la RDC. Après une période de grande stabilité autour de 55.600 USD la tonne entre février et août, son cours a perdu 29,7 % au cours du seul mois de septembre.

Depuis fin 2025, l’évolution des prix des produits de base dessine pour la RDC un choc de termes de l’échange de sens contraire selon les produits. Le cuivre, principal produit d’exportation, affiche une hausse de 13,8 % (+38,4 % sur un an), ce qui soutient les recettes d’exportation et les recettes publiques assises sur le secteur minier. À l’inverse, le cobalt recule de 25,0 % et le pétrole, dont le pays est importateur net de produits raffinés, progresse de 69,1 %. Les céréales importées ont également renchéri : +66,3 % pour le riz, +34,6 % pour le blé et +13,6 % pour le maïs. Ces hausses se transmettent aux prix intérieurs par les coûts du transport et de l’alimentation, deux postes qui pèsent pour près des trois quarts de l’indice des prix à la consommation.

Au total, l’environnement extérieur combine des facteurs favorables (niveau élevé du cours du cuivre, résilience de la demande chinoise, recul des tensions commerciales) et des facteurs de vulnérabilité (coût élevé de l’énergie et des céréales, repli du cobalt et resserrement des conditions financières mondiales). Le principal canal de transmission à court terme demeure celui des prix importés, ce qui justifie une surveillance rapprochée des prix des carburants et des produits alimentaires.

Please follow and like us:
Pin Share

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial