La BCC recommande le renforcement des politiques de soutien au secteur agricole 

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Selon la note d’information hebdomadaire de la banque centrale du Congo, pour la semaine du 30 au 06 juin 2025, l’environnement macroéconomique intérieur est demeuré stable, tant sur le marché des biens et services que sur celui des changes.

Au sujet de la croissance économique et de l’inflation, la croissance économique devrait s’établir à 5,3% en 2025 contre 6,5% en 2024, soutenue par le maintien du dynamisme des industries extractives. A la première semaine de juin 2025, indique la même source, le taux d’inflation est ressorti à 0,16% contre 0,13% la semaine précédente. Depuis janvier 2025, l’inflation poursuit son ralentissement, s’établissant à 3,76% contre 6,39% à la période correspondante de 2024.

En glissement annuel, le taux d’inflation est porté à 8,93% contre 21,43% à la même période en 2024 et une prévision de 7,8% à fin décembre 2025. Les fonctions de consommation « produits alimentaires et boissons non alcoolisées, « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles », « Logement, eau, électricités, gaz et autres combustibles », ainsi que « Meubles, articles de ménage entretien courant de la maison » ont constitué les principaux déterminants de l’évolution de l’indice global.

Au sujet du comportement du taux de change, signalons qu’au 06 juin 2025, les taux de change se sont établis à 2.864,85 CDF et 2.863,36 CDF, respectivement à l’interbancaire et au parallèle. Comparativement à leurs niveaux du 30 mai 2025, la monnaie nationale s’est dépréciée de 0,28% sur le marché officiel et s’est appréciée de 0,07% sur le marché parallèle. Par rapport à fin décembre 2024, le franc congolais s’est déprécié de 0,68% à l’indicatif et s’est apprécié de 0,12% au parallèle.

Facteurs explicatifs

Au plan international, la note d’information renseigne que d’après les perspectives économiques mondiales de l’OCDE, depuis quelques mois, la conjoncture économique atteste que l’économie mondiale reste en proie aux incertitudes croissantes liées principalement aux obstacles aux échanges, avec l’augmentation des droits de douane dans certaines économies, et à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine.

En rythme hebdomadaire, les cours mondiaux des principaux produits de base importés et exportés par la Rdc ont évolué comme suit :

Pétrole : le baril s’est négocié à 65,0 Usd au 05 juin 2025, soit une progression hebdomadaire de 2,2% et une baisse de 12,6% par rapport à fin décembre 2024 ;

Cuivre : le cours s’est établi à 9.668,4 Usd la tonne, soit des hausses de 1,1% et 10,0% respectivement par rapport au 29 mai 2025 et à fin décembre 2024 ;

Cobalt : le prix s’est globalement stabilisé à son niveau de la semaine précédente, soit 33.016,0 Usd la tonne.

Riz, blé et maïs : les prix de ces produits ont évolué comme suit : des augmentations de 2,3% et 0,8% respectivement, s’établissant à 300,9 Usd et 199,2 Usd la tonne pour le riz et le blé. Un recul du prix du maïs de 2,8%, le situant à 160,5 Usd la tonne. Comparés à fin décembre 2024, les cours de ces céréales ont connu des baisses de 2,8% pour le riz, 1,7% pour le blé et 4,9% pour le maïs.

Au niveau domestique, il est rappelé le maintien des politiques monétaires et budgétaires prudentes ainsi que la bonne coordination de celles-ci ; ainsi que la poursuite d’une bonne régulation de la liquidité bancaire par la Banque centrale du Congo.

Les facteurs de risque et recommandations

Comme facteurs de risque au plan national, il faut citer l’augmentation des droits de douane américains et leurs effets sur l’économie mondiale ; la persistance des tensions géopolitiques et leurs impacts sur la production et la demande mondiale ; les effets du changement climatique.

Au plan interne, il y a les conséquences de l’occupation de deux provinces de la partie Est du pays ; les pressions des dépenses de sécurité sur les finances publiques et les effets du changement climatique.

Au regard de tout ce qui précède, il est recommandé le maintien d’une coordination efficace des politiques monétaires et budgétaire, en vue de préserver la stabilité macroéconomique ; la surveillance continue des facteurs de liquidité bancaire par la BCC ; le renforcement des politiques de soutien au secteur agricole, en vue d’améliorer la sécurité alimentaire, de réduire la dépendance aux importations et d’atténuer davantage les pressions sur le marché des changes ;

l’amélioration des infrastructures de base pour faciliter le commerce et la production, à l’effet de soutenir le développement du secteur privé, moteur de la croissance ; l’accélération de la mise en œuvre des réformes structurelles pour diversifier la base productive, renforcer la résilience économique et soutenir une croissance économique durable et pro-pauvres.

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