Les prix du pétrole touchant leur plus bas niveau : le Brent chute à 0,6 %, s’établissant à 69,24 $ le baril 

0
IMG_202508218_121014003

Les prix du pétrole ont touché leur plus bas niveau en une semaine lundi 4 août, marquant un recul significatif après la décision de l’OPEP+ d’augmenter sa production et en raison de signaux de faible demande aux États-Unis.

Selon le site zonebourse.com, la valeur des contrats à terme sur le Brent a chuté de 0,6 %, s’établissant à 69,24 $ le baril, tandis que le brut américain West Texas Intermediate a baissé de 0,7 % pour atteindre 66,85 $. Ces références avaient déjà subi une perte de près de 3 % vendredi, alimentant les inquiétudes d’une surabondance mondiale.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (OPEP+) ont approuvé dimanche une hausse de production de 547 000 barils par jour (bpj) pour le mois de septembre. Cette augmentation, bien que largement anticipée, annule une part importante des coupes de production antérieures et exerce une pression accrue sur le marché. Parallèlement, des données gouvernementales américaines ont révélé une demande d’essence en mai au plus bas depuis la pandémie de COVID-19 en 2020, malgré le début de la saison estivale de conduite.

La production pétrolière américaine, quant à elle, a atteint un niveau record en mai, aggravant le sentiment de surabondance. Les opérateurs se couvrent désormais contre de nouvelles hausses de l’offre de la part de l’OPEP+, qui dispose encore d’une capacité de production de réserve substantielle.

« L’OPEP+ dispose encore d’une capacité de production de réserve substantielle, et les marchés surveillent de près pour voir si le groupe va y recourir », a noté Alex Hodes, analyste chez StoneX. La possibilité que l’OPEP+ annule 1,65 million de bpj supplémentaires lors de sa prochaine réunion du 7 septembre accentue cette pression.

Les tensions géopolitiques contribuent également à la volatilité des prix, le président américain Donald Trump ayant menacé d’imposer de lourds droits de douane sur les achats de pétrole russe, notamment de la part de l’Inde.

Cette situation, qui pourrait affecter près de 1,7 million de bpj d’approvisionnement en brut, a cependant limité les pertes du pétrole dans un marché déjà sous tension, informe-t-on.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *