A cause de la guerre d’agression : 2.594 écoles ne sont plus opérationnelles dont 1.483 au Nord-Kivu et 1.111 au Sud-Kivu
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a fait part au Conseil du bilan provisoire négatif de l’agression rwandaise de notre pays sur l’éducation.
En effet, 2.594 écoles ne sont plus opérationnelles dont 1.483 au Nord-Kivu et 1.111 au Sud-Kivu ; 1.108.962 élèves sont en rupture de scolarité ; 35 écoles détruites ; 45 écoles sans mobilier, les bancs ayant servi de bois de chauffe ; écoles occupées au Nord-Kivu et 49 autres au Sud-Kivu ; 48 écoles servant d’abris aux personnes déplacées internes et 1 école a servi de cimetière.
Le rapport soutient que la sécurité est compromise. Certaines écoles sont transformées en bases militaires, et des engins explosifs ont été signalés dans plusieurs établissements. Dans la ville de Goma, particulièrement préoccupante, la psychose collective empêche une reprise normale des cours. Des cas de recrutement forcé d’élèves par les groupes armés ont été rapportés.
La Ministre d’Etat, Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a passé en revue toutes les mesures prises pour garantir la continuité de l’apprentissage et la protection des élèves, mais aussi des actions à entreprendre pour faire face à cette situation déplorable.
Dans le cadre de la politique de Nouvelle Citoyenneté, elle a annoncé la campagne de sensibilisation à la citoyenneté active est en cours pour renforcer la mobilisation communautaire en faveur notamment du droit à l’éducation et de la protection des écoles contre toute forme de violence. Cette initiative vise à responsabiliser les communautés face aux enjeux de l’éducation en période de crise et à promouvoir la résilience face aux défis actuels.
Par ailleurs, elle a rassuré que son Ministère poursuit ses efforts pour assurer la continuité de l’apprentissage malgré les défis sécuritaires. Une réponse concertée et renforcée va garantir un accès sûr et durable à l’éducation. D’où, la nécessité pour l’ensemble du Gouvernement et les partenaires internationaux de se mobiliser afin de soutenir les actions en cours et de prévenir l’effondrement du système éducatif dans ces zones insécurisées.
