Il faut éviter que les processus de paix stagnent, s’étiolent ou s’érodent

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Au cours de son périple, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux Opérations de paix a, ensuite, visité l’Ituri, Bunia, Fataki. Il a, à cette occasion rendu hommage au travail que font ses collègues de la MONUSCO dans des conditions qui ne sont pas faciles. « Mais encore une fois, malgré certaines difficultés, malgré les revers et les insuffisances, je le redis, des centaines de milliers de Congolais qui sont protégés par nos collègues et des opérations très pro-actives, dont la proactivité et l’intensité se sont renforcées depuis quelques mois pour contrer ceux qui perpétuent la violence », indique-t-il.

Et aussi ici à Beni dans les deux cas, comme reflet de l’excellente relation que nous avons au niveau national, avec les autorités à Kinshasa, j’ai pu à nouveau constater l’excellente coopération avec les autorités locales, qu’il s’agisse du gouverneur de l’Ituri, de celui du Nord-Kivu et de leurs équipes.

Donc, là aussi, nous avons une très solide plateforme pour avancer.

Alors, comment avancer ? Il y a plusieurs niveaux d’abord. Des efforts politiques importants, avec l’engagement d’acteurs internationaux déterminés et influents, ils sont en soi positifs. J’ai rappelé la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée à l’unanimité, ce qui montre que le soutien aux efforts de paix au Congo bénéficie d’un soutien unanime de nos membres, notamment des membres du Conseil de sécurité.

Et d’ajouter, je le dis parce que nous avons une communauté internationale qui en général est polarisée et dont la polarisation rend très difficile au point même de se mettre d’accord sur les principaux éléments d’un règlement, d’une situation. Ce n’est pas le cas pour la République démocratique du Congo. Je crois que les Congolais doivent savoir qu’il y a même, malgré les défis qui persistent, mais une forte unanimité des membres du Conseil pour pousser les efforts de paix.

Il y a le processus important de Washington avec les déclarations qui ont été adoptées et qui contiennent, je vous rappelle, des engagements importants de la part des protagonistes et de la même manière le processus de Doha et la déclaration qui a été adoptée, déclaration d’intention et des réunions qui ont suivi.

Alors il ne faut pas minimiser l’importance de ces processus et de ces efforts diplomatiques. Mais simplement, ce qu’il faut, c’est qu’ils s’intensifient, que les protagonistes qui s’impliquent fortement et nous en sommes parties, et continuent à le faire pour obtenir les résultats concrets sur le terrain, c’est-à-dire une diminution de la violence, un cessez-le-feu, la tenue et la mise en œuvre de tous les engagements qui ont été pris.

Et donc ce qu’il faudra absolument éviter, c’est que ces processus stagnent, s’étiolent ou s’érodent et où finalement, on passe à autre chose, sans résultat concret sur le terrain. Ça, c’est quelque chose que nous souhaitons pour notre part éviter. Et nous allons continuer très fortement à nous investir dans le soutien au processus politique et inciter les autres acteurs de ces processus politiques, bien sûr les parties et ceux qui s’impliquent.

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