Kasaï et du Kasaï Central: La Suède apporte 12,2 millions de dollars pour renforcer la résilience et les systèmes de subsistance durables de 9.000 ménages

0

9 000 ménages de petits exploitants agricoles accèdent à des opportunités de développement économique.

Le Kasaï et le Kasaï Central, dans le centre-sud de la République Démocratique du Congo (RDC), peuvent compter sur un sol fertile abondant, équivalent à près de 10 pour cent des terres arables du pays, ce qui fait de ces provinces une zone stratégique pour le développement de la chaîne de valeur agricole.

En 2016, les deux provinces sortaient d’une période de conflits violents qui ont fragilisé le tissu communautaire et le développement économique. Aujourd’hui, bien que la situation se soit stabilisée, la sécurité alimentaire et la cohésion sociale demeurent encore précaires. D’après le 20ème cycle de l’IPC (Integrated Food Security Phase Classification) 46% de la population du Kasaï et 41% de la population du Kasaï Central sont dans un état de crise alimentaire aigüe (phase 3+).

Face à ces enjeux, le Royaume de Suède a octroyé un financement de 101,2 millions de couronne suédoises soit 12.2 millions de dollars pour soutenir le programme « Renforcement de la résilience et des systèmes de subsistance durables des petits exploitants agricoles dans les provinces du Kasaï et du Kasaï Central en République démocratique du Congo (RDC) » mis en œuvre conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Un total de 9 000 ménages de petits exploitants agricoles seront bénéficiaires de ce projet qui vise à créer des opportunités économiques dans le secteur agricole pour la population du Kasaï et du Kasaï Central. Le projet a des effets à court et à long terme. À court terme, il vise à améliorer la façon dont les récoltes sont cultivées et vendues, en réduisant les pertes, en améliorant la transformation et la commercialisation, et en créant plus d’emplois grâce à l’approche « Food Assistance for Assets » (assistance alimentaire pour les actifs). À long terme, le projet vise à créer davantage d’opportunités économiques et à donner aux femmes, aux hommes et aux jeunes les moyens de participer à leur propre développement. Pour y parvenir, le projet se concentrera sur la mobilisation des communautés, les initiatives de renforcement des capacités et la construction d’infrastructures. L’accent sera également mis sur l’amélioration de la nutrition au niveau communautaire.

Développer la chaîne de valeur agricole

« Dans le cadre du retrait de la MONUSCO au Grand Kasaï, la FAO et le PAM engagent leurs efforts en faveur de la consolidation de la paix » explique Anne-Klervi Cherrière, chargée de programme résilience au FAO en RDC. Ce projet est basé sur le triple-nexus Humanitaire-Paix-Développement et intervient au niveau communautaire pour renforcer la résilience des producteurs agricoles.

« En investissant dans le capital humain et dans les actifs ruraux la FAO et le PAM vont soutenir la création d’opportunités génératrices de revenus et renforcer la capacité des communautés locales à supporter les chocs » a noté Edouard Kamou, chef du programme de la résilience du PAM en RDC. A travers un soutien à la production, la diversification et la commercialisation alimentaires durables, les petits exploitants agricoles de la région vont améliorer leur accès aux marchés et diversifier leurs revenus.

 

Sur le long terme, l’impact attendu est de favoriser la création d’opportunités économiques et l’autonomisation des femmes, des hommes et des jeunes pour qu’ils participent à leur propre processus de développement. Des activités spécifiques seront déployées pour renforcer la résolution pacifique des conflits au niveau de communautés.

Un programme conjoint en faveur de la résilience des populations rurales

En RDC, la FAO, le PAM et l’UNICEF mettent en œuvre conjointement des programmes de résilience dans l’est (Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika), le nord-ouest du pays (Nord-Ubangi et Sud-Ubangi) et le Kasaï et Kasaï Central. Ces activités ciblent un total de 100 000 ménages, bénéficiant à environ 600 000 personnes dans les cinq provinces, avec des fonds de l’Allemagne, de la Suède, du Canada, et de la Norvège.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous avez peut-être raté

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.