
Comme annoncé, les consultations politiques ont démarré, ce lundi, en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale et juguler la crise dans la partie Est du pays. La Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, est la première personnalité à être consultée par le mandataire et Conseiller spécial en matière de sécurité du Président de la République, le professeur Désiré-Cashmir Eberande Kolongele. Ce dernier était assisté du Directeur de cabinet adjoint chargé des questions économiques et financières du Président de la République, André Wameso et du sénateur Taupin Kabongo.
Les raisons de commencer par Judith Suminwa
Pour le professeur Eberande, il était normal de lancer les consultations politiques avec la majorité parlementaire, avant de s’ouvrir à l’opposition parlementaire puis extraparlementaire ainsi qu’à la société civile. Et donc c’est à ce titre que la Première Ministre qui est issue de cette majorité, conformément à l’article 78 de la Constitution, a été consultée en premier, dans son costume de cheffe de la majorité parlementaire.
Des consultations pour un gouvernement plus large
Tout est parti de la rencontre entre le Président de la République et les membres de la coalition au pouvoir, l’Union sacrée de la nation, le samedi 22 février à Kinshasa. Ce jour-là, Félix Tshisekedi avait annoncé la formation imminente d’un gouvernement d’union nationale, avant confier à son Conseiller spécial chargé de la sécurité la charge de consulter la classe politique, la société civile et d’autres forces vives du pays en vue d’un large consensus autour de la formation dudit gouvernement.
Si la primeur des échanges entre la Première Ministre et le mandataire du Président de la République est réservée au mandant, c’est-à-dire le Président de la République, Judith Suminwa a bien fait part de ses idées et de sa façon de voir les choses pour concrétiser la vision du Chef de l’Etat d’obtenir une plus grande cohésion nationale et faire bloc face à la menace que subit le pays.
Le salut du peuple est la loi suprême
Pour bien apprécier ces consultations, il faut donc prendre en compte le contexte de leur déroulement, un contexte marqué par la violation de l’intégrité du pays, d’une part, et les souffrances qu’endurent les populations, plus particulièrement dans les provinces de l’Est du pays, d’autre part. Le salut du peuple étant la loi suprême, le Président de la République a préféré impliquer toutes les couches sociales dans la conduite des affaires et la recherche de la solution à la crise récurrente dans l’Est.
À la fin de ces consultations, un rapport complet reprenant les suggestions de toutes les personnalités consultées sera remis au Président de la République en vue de juguler cette crise, une fois pour toutes.