Le but de cette conférence est de montrer en quoi l’eau doit être le moteur de la paix et de créer les conditions où celle-ci devienne une réalité. L’eau est en abondance sur notre planète, tout comme les procédés pour la rendre utilisable et accessible. Cependant, une diagonale de la soif s’étant de Tanger jusqu’au Nord-Est de la Chine en passant par toute l’Asie du Sud-Ouest.
Il y a donc urgence à relever le défi que pose cette contradiction dans des conditions internationales qui ne se prêtent pas à un examen lucide et raisonnable. En Ukraine, les braises ne sont toujours pas éteintes, Gaza est devenue un cimetière à ciel ouvert et les tensions sino-américaines menacent de déclencher le piège de Thucydide. Les Etats, en se pliant à la règle du jeu imposée par une mafia financière mondialisée, démontrent leur impuissance à construire la paix, les enjeux fondamentaux concernant la pérennité des nations et des populations étant dès lors relégués à l’arrière-plan ou sous-traités par des intérêts associés à cette mafia financière.
Certes, tout le monde s’accorde à penser que l’abondance de l’eau, sa disponibilité pour tout un chacun ainsi que sa répartition harmonieuse sur la planète, représentent le prochain grand défi pour l’humanité. Pour autant, on s’aperçoit vite que ce consensus recouvre des approches bien différentes parmi les cénacles qui réfléchissent aujourd’hui à cet enjeu.
Pour certains, il se résume à un nouveau chapitre dans la compétition pour s’emparer de ressources dites « limitées », perpétuant ainsi une tradition coloniale de pillage et d’asservissement et nourrissant un cycle sans fin de guerres de tous contre tous. Pour d’autres, il s’agit « d’adapter » l’humanité à la pénurie des ressources, si besoin par le biais de politiques malthusiennes, et, dans tous les cas de figure, en lui assignant une niche écologique dont il lui sera interdit de sortir.
Aucune de ces approches n’est acceptable si l’on respecte les principes sur lesquels reposent nos Républiques et nos civilisations. Notre conférence fera donc entendre les voix de ceux qui œuvrent à un nécessaire changement de paradigme, comme pré-condition à une paix juste pour tous.
Parmi les thèmes qui seront abordées : L’eau, ressource limitée ou non ? Les conflits autour de l’eau : les exemples de la Syrie, Palestine, Libye, Egypte/Ethiopie ; L’archéologie de l’eau au travers de solutions inventées au cours des siècles passés pour rendre l’eau disponible ; Les promesses d’une gestion novatrice de l’eau au 21ème siècle