Après trois jours d’intenses réflexions sur les défis de la profession comptable, le deuxième Congrès de l’Ordre National des Experts-Comptables de la République démocratique du Congo (ONEC-RDC) s’est achevé sur un appel à transformer les recommandations en actions concrètes. Les organisateurs ont réaffirmé leur ambition de faire de l’ONEC-RDC une référence continentale en matière de qualité, d’éthique et de gouvernance financière.

Kinshasa. Les travaux du deuxième Congrès de l’Ordre National des Experts-Comptables de la République démocratique du Congo (ONEC-RDC) se sont clôturés dans une ambiance empreinte de satisfaction et d’engagement. Pendant trois jours, experts-comptables, universitaires, représentants des institutions publiques, partenaires internationaux et professionnels de la finance ont échangé autour du thème : « Le professionnel comptable, acteur clé de la croissance économique et de la transparence financière ».
Avant la clôture officielle, Thierry Dupont, président honoraire de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises (IRE) de Belgique, a salué la qualité de l’organisation ainsi que les avancées réalisées par l’ONEC-RDC. Il a rappelé que les mutations actuelles — notamment en matière de fiscalité, de gouvernance, de lutte contre le blanchiment des capitaux, de digitalisation et d’évolution de la profession — transformeront profondément les métiers de la comptabilité.
Pour autant, a-t-il souligné, une valeur restera immuable : la confiance.
« Cette confiance repose avant tout sur la qualité », a-t-il déclaré, formulant le vœu de voir l’ONEC-RDC devenir, dans les années à venir, une institution reconnue au niveau international et une référence africaine en matière de qualité, de crédibilité et de professionnalisme. Il a, par ailleurs, réaffirmé le soutien constant de l’Institut des Réviseurs d’Entreprises de Belgique à la profession comptable congolaise.
Un rapport général riche en enseignements
La lecture du rapport général du congrès a été assurée par Dieudonné Mampasi, président de la commission scientifique et rapporteur général.

Restituant les principales conclusions des trois journées de travaux, il a rappelé que le congrès avait permis d’aborder des thématiques majeures telles que le rôle du professionnel comptable dans le développement des entreprises, l’intelligence économique, la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, la formation continue, l’éthique, la déontologie, la durabilité, les réformes fiscales, la digitalisation ainsi que l’intelligence artificielle.
Selon lui, un message fort s’est dégagé des différents panels : la confiance économique repose sur une information financière fiable, produite par des professionnels compétents, indépendants et respectueux des normes internationales.
Le rapport général recommande notamment le renforcement des dispositifs de contrôle qualité, de la formation continue, de la spécialisation des experts-comptables, de l’intégration des nouvelles technologies ainsi que de l’accompagnement des réformes fiscales et des exigences liées à la durabilité.
Jean-Marie Ntumba appelle à transformer les recommandations en actions
Prenant ensuite la parole, le président du Conseil national de l’ONEC-RDC, Jean-Marie Ntumba, a exprimé sa profonde gratitude à l’ensemble des participants, partenaires, experts nationaux et internationaux ainsi qu’aux équipes ayant contribué au succès de cette deuxième édition du congrès.
Il a adressé ses remerciements aux représentants des institutions partenaires, notamment à la Fédération internationale des comptables (IFAC), à l’Institut des Réviseurs d’Entreprises de Belgique, aux ordres professionnels de France, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Tchad, de la Côte d’Ivoire et à toutes les délégations étrangères ayant honoré le congrès de leur présence.
Le président de l’ONEC-RDC a également salué les exposants, les partenaires techniques et financiers ainsi que le Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale, qui a accueilli les assises.
Pour Jean-Marie Ntumba, les résolutions issues des travaux ne doivent pas rester de simples déclarations d’intention.

« Elles constituent désormais une véritable feuille de route pour renforcer notre profession, améliorer la qualité de nos prestations et accroître notre contribution au développement économique de la République démocratique du Congo », a-t-il affirmé.
Le Chef de l’État réaffirme son soutien à la profession
Présidant la cérémonie de clôture au nom du Président de la République, le professeur André Wameso, directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État, a transmis les félicitations de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo aux membres de l’ONEC-RDC.
S’appuyant sur une communication du Conseil des ministres, il a rappelé l’importance que le Chef de l’État accorde au rôle des experts-comptables dans la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence financière et de l’amélioration de la gestion des entreprises publiques.
Il a souligné que le Président de la République attend beaucoup de la profession comptable dans le contexte des réformes économiques en cours, du développement du marché financier, de la finance durable et de la digitalisation de l’économie.
Selon lui, une information financière fiable constitue l’un des principaux leviers de la croissance économique et de l’attractivité des investissements.
Déclarant officiellement clos le deuxième Congrès de l’ONEC-RDC, le représentant du Chef de l’État a invité les participants à mettre en œuvre les recommandations formulées durant ces trois jours afin de faire progresser durablement la profession comptable au bénéfice de la République démocratique du Congo.
Cette deuxième édition du congrès s’achève ainsi sur une ambition clairement affichée : faire de l’expert-comptable un acteur incontournable de la gouvernance, de la transparence financière et du développement économique du pays.
Becky Kabongo
