Les performances africaines au Mondial 2026 au cœur de la CAF Strategy Conference au Cap-Vert

Les performances de l’Afrique à la Coupe du Monde de la FIFA 2026 seront au cœur des échanges de la CAF Strategy Conference au Cap-Vert, après une campagne historique du continent sur la scène mondiale.

Pour la première fois, 10 nations africaines ont participé à une Coupe du Monde élargie à 48 équipes. L’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal, l’Afrique du Sud et la Tunisie ont porté les espoirs du continent en Amérique du Nord.

Neuf de ces dix sélections ont franchi la phase de groupes pour atteindre les huitièmes de finale, soit 90 % des représentants africains qualifiés pour la phase à élimination directe, un record dans l’histoire de la Coupe du Monde.

L’Égypte et le Maroc ont poursuivi leur parcours jusqu’aux huitièmes de finale, tandis que le Maroc a atteint les quarts de finale pour la deuxième Coupe du Monde consécutive, avant de s’incliner 2-0 face à la France.

Ces résultats seront analysés en profondeur à Sal, avec l’objectif pour la CAF d’identifier les facteurs ayant contribué à cette réussite, les domaines qui peuvent encore être améliorés et les enseignements à tirer de cette édition en vue de la Coupe du Monde de la FIFA 2030.

L’objectif sera donc d’aller au-delà de la seule lecture des résultats. Les discussions porteront notamment sur l’encadrement technique, la préparation, le développement des joueurs, la compétitivité et les structures qui ont permis à autant de sélections africaines de franchir la phase de groupes.

Un record de 10 nations africaines

Le premier enseignement réside dans l’ampleur de la représentation africaine.

La Coupe du Monde 2026, première édition à 48 équipes, a permis à l’Afrique d’aligner 10 représentants pour la première fois de son histoire, après la qualification de la RD Congo à l’issue des barrages intercontinentaux.

Cette représentation accrue a offert à davantage de sélections africaines l’opportunité de se mesurer à l’élite mondiale. Mais la portée de cette édition ne se résume pas au nombre de places attribuées au continent.

Les équipes africaines ont pleinement tiré parti de cette opportunité.

Selon la CAF, l’Afrique représentait 20,8 % des 48 équipes engagées, mais comptait pour 28,1 % des sélections ayant atteint les huitièmes de finale.

Une seule des dix équipes africaines engagées n’a pas franchi la phase de groupes.

Une progression significative par rapport aux dernières éditions. En 2022, 40 % des sélections africaines avaient atteint la phase à élimination directe, contre aucune en 2018 et 40 % en 2014.

Neuf équipes africaines en phase à élimination directe

L’Algérie, le Cap-Vert, la Côte d’Ivoire, la RD Congo, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et l’Afrique du Sud ont tous atteint les huitièmes de finale.

Plusieurs sélections ont également marqué l’histoire de la compétition.

Pour sa première participation à une Coupe du Monde, le Cap-Vert a notamment obtenu un nul 0-0 face à l’Espagne, championne d’Europe, lors de son entrée en lice, avant de décrocher sa qualification pour la phase à élimination directe.

Son parcours s’est arrêté face à l’Argentine, championne du monde en titre, au terme d’un huitième de finale spectaculaire conclu sur le score de 3-2 après prolongation. Menés à deux reprises, les Requins Bleus sont revenus au score avant de concéder le but décisif à la 111e minute.

L’égalisation spectaculaire de Sidny Lopes Cabral face à l’Argentine a ensuite été élue plus beau but des huitièmes de finale et retenue parmi les candidats au prix du But du Tournoi de la FIFA.

Le Maroc et l’Égypte poursuivent leur parcours

L’Égypte a également signé une performance majeure en phase à élimination directe, en s’imposant face à l’Australie aux tirs au but (4-2), après un match nul 1-1, pour accéder aux quarts de finale.

Le Maroc est allé encore plus loin.

Les Lions de l’Atlas ont atteint les quarts de finale pour la deuxième Coupe du Monde consécutive, confirmant que leur parcours historique jusqu’en demi-finales en 2022 ne constituait pas un exploit isolé.

Leur aventure en 2026 s’est achevée face à la France à Boston. Cette nouvelle présence parmi les huit meilleures nations mondiales confirme toutefois la régularité du Maroc au plus haut niveau international.

Le Sénégal a également signé l’une des victoires africaines les plus marquantes du tournoi, avec un large succès 5-0 face à l’Irak, permettant aux hommes de Pape Thiaw de poursuivre leur parcours jusqu’à la phase à élimination directe.

Pourquoi ces performances seront au cœur des discussions au Cabo Verde

Ces résultats expliquent pourquoi l’analyse de la Coupe du Monde constituera l’un des temps forts de la CAF Strategy Conference.

Organisé du 7 au 9 octobre à Santa Maria, sur l’île de Sal, l’événement s’articulera autour de deux grandes priorités : renforcer le développement et la durabilité du football africain, mais aussi analyser les performances des dix représentants du continent au Mondial 2026 afin de préparer les échéances à venir, notamment la Coupe du Monde 2030.

Les sélectionneurs des équipes africaines présentes au Mondial seront au cœur de cette réflexion, aux côtés des présidents des 54 Associations Membres de la CAF, des responsables techniques et d’experts internationaux.

L’objectif sera de comprendre les fondements de cette progression africaine, plutôt que de se limiter à célébrer les résultats obtenus.

La qualification de neuf équipes pour la phase à élimination directe démontre la capacité des sélections africaines à rivaliser plus régulièrement sur la scène mondiale.

Le parcours du Maroc, une nouvelle fois quart-finaliste, illustre la capacité d’une sélection africaine à s’installer durablement parmi les meilleures équipes du monde.

Le Cap-Vert a, de son côté, démontré qu’un pays participant pour la première fois à une Coupe du Monde pouvait rivaliser avec les champions du monde en titre.

La campagne africaine de 2026 constituera ainsi une référence majeure pour les travaux de la CAF Strategy Conference.

Ces résultats témoignent des progrès réalisés tout en établissant un nouveau standard pour le football africain.

Au Cap-Vert, l’enjeu sera désormais de transformer les enseignements de cette Coupe du Monde historique en un plan d’action capable de faire franchir un nouveau cap au football africain à l’horizon 2030.

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