Marché des assurances exercice 2023 et 2024: Un bilan plus qu’élogieux 

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M. Alain Kaninda, Directeur general de l’Autorité de regulation des assurances (ARCA) a présenté un bilan plus qu’élogieux du marché des assurances en Rdc, pour l’exercice 2023 et 2024. A l’en croire, avant que le marché ne soit libéralisé en 2018, le marché des assurances était de 66 millions de dollars en termes de primes, mais l’on a clôturé l’année 2024 avec 377 millions de dollars, soit un bon extraordinaire realisé. Comme perspectives, l’ARCA va se focaliser sur la sensibilisation et la vulgarisation de la population, la digitalisation et développement des canaux innovants, le contrôle permanent et poursuite de l’implémentation de la supervision, le contrôle des assurances obligatoires et lute contre l’évasion des primes, ainsi que le développement de l’assurance vie et des assurances non-vie.

Le Directeur général de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA), Alain Kaninda Ngalula, a présenté l’état des assurances en République démocratique du Congo, exercice 2023 et 2024. C’était le samedi 27 décembre à Kinshasa.

Il a été constaté, en ce qui concerne les assurances non-vie, que Kinshasa occupe la tête du peloton avcec 67%, pendant que le Haut-Katanga se contente de 19%, le Lualaba 7% et le reste du pays 7%. Et pour les assurances vie, Kinshasa se fistingue toujours avec 90%, là où le Haut Katanga n’a que 3%, le Haut Katanga 2% et le reste du pays 5%.

Une situation qui a tiqué les journalists, lorsqu’on sait qu’actuellement, la province du Lualaba, avec tout ce qu’il y a comme boom minier, devait voir ses pourcentages accroitre, tant pour mes assurances vie que non-vie.

 » Nous devons renforcer notre présence au niveau de Lualaba étant donné que c’est parmi les zones où il y a plus de souscriptions faites, en tant que zones minières. Cela permettra une grande vulgarisation car la stratégie concerne les activités de proximité en vue de créer la confiance tout en travaillant sur le développement de la culture des assurances et en rappelant qu’il y a certaines obligations qui sont fixées par la loi.

Pour l’année 2026, nous avons pris l’option de faire ce travail avec les opérateurs d’assurances et le gouvernement va également nous accompagner. Avant que le marché ne soit libéralisé en 2018, notre marché était de 66 millions de dollars en terme de prime, mais nous clôturons l’année 2024, à 377 millions de dollars. Un deuxième indicateur ce sont les sinistres qui sont payés. Les activités liées aux assurances contribuent également au budget de l’Etat par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) », a expliqué le Directeur général de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances.

A l’échelle mondiale, a indiqué M. Kaninda, le marché africain d’assurance demeure marginal, représentant moins de 1% des primes mondiales, avec un volume estimé à environ 75 milliards de dollars.

« Ce marché est fortement concentré, l’Afrique du Sud représentant près de deux tiers de l’activité, tandis que le Maroc, l’Égypte, le Nigeria, le Kenya et l’Algérie se partageant environ près de 20% du marché. Cette situation met en évidence un faible niveau de pénétration de l’assurance sur le continent, mais surtout un potentiel de croissance important, au regard des besoins économiques, démographiques et infrastructurels de l’Afrique », a-t-il soutenu.

Signalons que l’ARCA a pour mission de réguler et contrôler le secteur des assurances en République démocratique du Congo et elle dispose de tous les pouvoirs qui lui sont nécessaires en vue d’exercer les actions prévues par le code des assurances. Elle veille à la protection des droits des assurés et des bénéficiaires des contrats d’assurances.

Serge Musene

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