- L’action de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, en faveur de la femme marocaine s’inscrit, depuis le début de Son Règne, dans une vision cohérente et progressive. Il s’agit de passer de la reconnaissance des droits à leur effectivité, de la protection juridique à l’autonomisation économique et sociale, puis de l’autonomisation à la pleine participation des femmes à la vie économique, sociale et politique du Royaume.
- Premièrement, le Maroc a engagé une transformation profonde du statut juridique de la femme. La réforme de la Moudawana, adoptée en 2004 sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi, a constitué une étape majeure dans la modernisation du droit de la famille. Cette réforme a posé le principe consacrant les droits des femmes entant que composante à part en ère du projet de modernisation de la société marocaine.
- Deuxièmement, cette avancée juridique a été élevée au rang de principe constitutionnel. La Constitution de 2011, en son article 19, consacre l’égalité entre les femmes et les hommes dans la jouissance des droits et libertés civils, politiques, économiques, sociaux, culturels et environnementaux. L’égalité n’est dès lors plus seulement un objectif de politique publique, elle devient inscrite au cœur de l’ordre constitutionnel marocain.
- Troisièmement, cette volonté s’est incarnée au plus haut niveau de l’État. Dès 2000, Sa Majesté le Roi nomme Feu Madame Zoulikha Nasri Conseillère de Sa Majesté, faisant d’elle la première femme de l’histoire du Maroc à accéder à cette fonction. Par cette nomination, la promotion de la femme marocaine est désormais traduite par son accès aux plus hauts espaces de responsabilité et de décision.
- Quatrièmement, le Maroc a progressivement fait de l’autonomisation économique le prolongement indispensable de l’égalité juridique. Depuis le lancement par Sa Majesté le Roi de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain en 2005, les femmes marocaines, ont bénéficié de programmes de formation, d’accompagnement, d’insertion économique et d’activités génératrices de revenus.
- Enfin, ce e dynamique s’est également traduite par une présence croissante des femmes dans les institutions et les espaces de décision. La Chambre des représentants est passée de 2 femmes députées en 1993 à 96 à l’issue des élections législatives de 2021, soit près d’un quart de ses membres.
- Pour la première fois dans l’histoire du Royaume, une femme accède à la tête du Gouvernement. Ce moment historique honore le chemin parcouru par le Maroc et ouvre, avec gravité autant qu’avec espérance, une nouvelle étape de sa vie institutionnelle.
- Ce e accession marque un seuil. Elle prolonge le mouvement du cours de l’Histoire du Royaume, celui d’un Maroc qui avance, fidèle à ses fondements et a en f aux transformations de sa société.
- Il est des premières qui surprennent l’Histoire ; il en est d’autres qu’une société prépare patiemment. Cette nomination appartient à ce e seconde catégorie, en consacrant une évolution progressive et proprement marocaine.
- Sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste, le Maroc a progressivement libéré les énergies et ouvert aux femmes des espaces de responsabilité à la tête d’institutions et de secteurs d’importance stratégique.
- Ce e évolution a produit un effet pédagogique, le choix des électeurs de porter leurs suffrages vers un par poli que représenté par une femme s’inscrit ainsi dans un mouvement de maturation de la société marocaine.
- Le peuple marocain, à travers cette élection, donne aujourd’hui une expression saisissante au principe d’égalité entre les femmes et les hommes et à l’ambition de parité inscrite dans sa Constitution.
- Cette élection témoigne du chemin accompli par les femmes marocaines dans leur contribution à la vie de la Nation et de la place qu’elles occupent désormais dans l’exercice des plus hautes responsabilités publiques.
- Son accession ouvre un horizon nouveau aux générations qui viennent. Elle leur rappelle qu’aucune responsabilité publique ne doit paraître inaccessible lorsque se rencontrent la légitimé, le mérite, la volonté de servir et la confiance des institutions.
- La force de ce moment tient aussi à sa sérénité. Une évolution considérable s’accomplit dans le cours régulier des institutions. Le changement trouve sa place dans la continuité, et le progrès dans la stabilité.
- C’est là une évolution profondément marocaine. Elle prend sa source dans la trajectoire politique et sociale du Royaume, dans ses institutions et dans le mouvement propre de sa société.
- Le Maroc montre ainsi que continuité et évolution ne s’opposent pas. Les institutions durables sont justement celles qui savent accompagner leur temps sans perdre ce qui les fonde, et accueillir le changement sans renoncer à la permanence de l’État.
- Ce e première résonne naturellement au-delà de nos frontières, dans nos espaces africain, arabe et méditerranéen. Elle donne à voir un Maroc qui évolue selon sa propre trajectoire et qui fait de l’ouverture progressive de ses institutions une expression de sa confiance en lui-même.
- Mais l’Histoire, lorsqu’elle distingue, oblige. Être la première confère une place singulière ; exercer la charge de Cheffe du Gouvernement impose désormais une responsabilité qui ne l’est pas moins. Le temps du symbole ouvre ainsi celui de l’action.
- C’est désormais dans la conduite des affaires publiques, dans la capacité à réformer, à rassembler et à répondre aux attentes des citoyens que cette première trouve sa pleine signification.
- Madame la Cheffe du Gouvernement porte désormais une double exigence. Essentiellement, celle qui s’attache à toute responsabilité publique puis celle, plus silencieuse mais non moins réelle, qui accompagne les premières.
- C’est le sens le plus profond de ce moment, faire en sorte que ce qui cons tue aujourd’hui une première historique devienne demain une évidence institutionnelle.
Voici 22 raisons qui justifient la nomination de Mme Fatima Ezzahra El Mansouri au poste de Cheffe du gouvernement
