Journée mondiale du travail : Le salarié est un esclave du patron
La fête du travail célébrée le 1er mai de chaque année à travers le monde rappelle la théorie marxiste sur la lutte des classes. Nous avons d’un côté les prolétaires qui n’ont rien en propre à part leur force physique et d’autre part, le patron capitaliste propriétaire des moyens de production.
Le statut de l’ouvrier de la métallurgie n’était différent d’un esclave. Juste une poignée de sel. Il y a partout à travers le monde, une lutte et des mouvements syndicaux pour réclamer l’amélioration des salaires.
Le salaire du travailleur est dégradant. Le propriétaire des facteurs de production ne dépense pas beaucoup pour les ouvriers.
Et le salaire est une marchandise comme un ballon de coton qui subit la loi de l’offre et de la demande. L’ouvrier n’a rien en propre à part sa force physique ou intellectuel qu’il vent.
Le patron fixe un salaire, si vous n’êtes pas d’accord, vous partez et celui qui est dans le besoin est recruté. L’ouvrier est souvent exploité honteusement par le propriétaire des moyens de production.
A cause de cette exploitation, beaucoup de personnes ont opté pour un travail indépendant et n’ont pas besoin d’un contrat de travail. Le premier mai de chaque année renvoi le travailleur à un appel à la révolte lancé par Karl Marx: prolétaire du monde unissez-vous pour piller le voleur.
Chaque travailleur doit se pointer devant la porte de son patron pour réclamer son dû. Le patron paie moins qu’il en faut, alors qu’il gagne plus. Les capitalistes n’écoutent pas les ouvriers qu’ils considèrent comme des esclaves qui reçoivent des miettes après 30 jours de travail.
Le salarié est un esclave qui s’ignore. Il ne deviendra jamais riche avec son salaire. Il mourra pauvre lui et ses enfants. Il n’y a pas que le salaire comme source de revenus dans la vie.
Voyez une vedette de football, ce qu’il gagne!!! Un travailleur indépendant, un trafiquant des matières précieuses…un commerçant des habits de luxe, un musicien comme Koffi Olomide…
Le premier mai est une journée pour ceux qui sont appelés à suer sang et eau pour une maigre pitance. Attention, nous aurons toujours besoin des ouvriers pour produire et l’ouvrier mérite son salaire.
Une grande partie de la population dans le monde, vit du salaire. Certaines classes sociales notamment la bourgeoisie urbaine et les capitalistes industriels ou marchants, ne vivent pas du salaire.
Finalement, les revenus gagnés dans la vie sont à la base de la différenciation des classes sociales dans le monde. Toute la bataille de l’homme sur terre se ramène à l’accumulation des richesses pour garantir des vieux jours et avoir accès à toutes les commodités de la vie.
La prise de conscience par la classe ouvrière, de l’exploitation capitaliste a débouché sur les initiatives privées dans la création d’emplois. Et le passage de la classe sociale des pauvres vers la classe aisée est possible grâce aux initiatives privées dans la création des richesses.
Personne n’est condamnée à demeurer pauvre dans la vie. Les voies sont ouvertes vers l’accès à la prospérité matérielle. Mais la bataille entre l’ouvrier et le patron ne prendra pas fin, parce que même après sa retraite, le salarié se contente des miettes trimestrielles appelées pension de retraite.
Alex Tutukala Kibambe
