Le chef de l’ONU appelle à une trêve de 3 jours au Soudan

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi à un cessez-le-feu de trois jours au Soudan, afin de permettre aux civils pris au piège de fuir les combats.

« Comme priorité immédiate, j’appelle à un cessez-le-feu d’au moins trois jours pendant les célébrations de l’Aïd al-Fitr, afin de permettre aux civils piégés dans les zones de conflit de fuir et de chercher des soins médicaux, de la nourriture et d’autres fournitures essentielles », a-t-il déclaré aux journalistes au siège de l’ONU à New York.

« Cela doit être la première étape en vue de suspendre les combats et d’ouvrir la voie à un cessez-le-feu permanent », a-t-il ajouté.

M. Guterres a déclaré qu’il s’engageait personnellement à faire tout son possible pour qu’un tel cessez-le-feu se produise, et que la cessation des hostilités devait être suivie d’un dialogue sérieux permettant une transition politique réussie, qui devra commencer par la formation d’un gouvernement civil.

Il a lancé cet appel après avoir pris part à une réunion en ligne convoquée par l’Union africaine (UA) au sujet de la crise soudanaise. La réunion a rassemblé des représentants de l’ONU, de la Ligue arabe (LA), de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de l’Union européenne (UE) et de plusieurs pays déterminés à résoudre la crise.

La réunion a débouché sur un fort consensus, avec une condamnation unanime des combats en cours au Soudan et un appel à la cessation des hostilités, a-t-il déclaré.

« Les combats doivent cesser immédiatement. Je suis profondément préoccupé par le prix terrible payé par les civils, par la situation humanitaire épouvantable et par la perspective terrifiante d’une nouvelle escalade », a indiqué M. Guterres.

Selon le secrétaire général de l’ONU, des centaines de personnes ont été tuées et blessées dans les combats, et les opérations humanitaires sont devenues pratiquement impossibles.

Les Etats-Unis accordent 30 jours à l’Iran pour vendre son pétrole déjà chargé en mer Le département du Trésor américain a publié vendredi une licence levant temporairement, pour une durée de 30 jours, les sanctions sur le pétrole iranien déjà chargé en mer, afin de pallier la pénurie d’approvisionnement due aux interruptions du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz. Cette licence générale, délivrée par son Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), autorise la livraison et la vente de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne déjà chargés à bord de navires à compter de vendredi. Les transactions visant à assurer l’accostage et le mouillage en toute sécurité des navires concernés, à préserver la santé ou la sécurité des membres d’équipage, à effectuer des réparations d’urgence ou à protéger l’environnement, ainsi que divers services, sont également autorisées. Il convient de noter que les transactions autorisées par cette licence comprennent l’importation aux Etats-Unis de pétrole brut et de produits pétroliers d’origine iranienne. « Cette autorisation temporaire et à court terme est strictement limitée au pétrole qui est déjà en transit et n’autorise pas de nouveaux achats ni de nouvelle production », a précisé vendredi le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un message publié sur X. L’Iran aura du mal à accéder aux recettes générées et les Etats-Unis continueront d’exercer une pression maximale sur l’Iran et sur sa capacité à accéder au système financier international, a-t-il ajouté. Washington a déjà assoupli ses sanctions visant le pétrole russe et vénézuélien, parallèlement à la mise à disposition coordonnée des réserves conflit un Etats-Unis, Israël et l’Iran dure depuis trois semaines et perturbe gravement le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, les livraisons de pétrole transitant par cette voie ayant chuté à moins de 10% de leur niveau d’avant le conflit.

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